Par et pour la culture
Michèle Pélabère est conseillère générale de Seine-et-Marne depuis 2001. Depuis 2004, elle est chargée de la culture dans l’équipe de Vincent Eblé, président de l’assemblée départementale
Si elle est conseillère municipale (minoritaire) de Villeparisis, c’est au Conseil général qu’elle consacre l’essentiel de ses activités. 2004 constitue pour elle le tournant, sur fond de « coup de tonnerre », quand la gauche a conquis le Département : « Nous avons été propulsés dans tout ce que nous avions pu échafauder dans nos rêves. »
Deux mots caractérisent Michèle Pélabère : enthousiasme, et curiosité. Elle le reconnaît elle-même : « Je suis d’un naturel tellement curieux que tout me passionne, je m’intéresse à tout. Le fait d’être passionnée par la culture amène peut-être à se tourner vers les autres, ou alors c’est peut-être aussi une propension personnelle. » Culture : le mot-clé est lâché. Elle préside la commission des affaires culturelles, patrimoine et tourisme du Conseil général, et vit par et pour la culture. Elle préside aussi le conseil en architecture, urbanisme et environnement (CAUE).
Sa passion, elle la vit tout d’abord par les contacts, et reconnaît : « J’ai la chance de rencontrer des gens extraordinaires qui me passent leurs passions avec un tel talent, une telle détermination, qu’il est impossible de ne pas se laisser séduire. »
Tenir compte de la réalité du Département
Elle la vit aussi par son action dans ce département un peu particulier, aux portes de Paris : la Seine-et-Marne, la moitié de l’Ile-de-France ! L’essentiel est composé de petites communes rurales de moins de 2000 habitants, avec des moyens très limités. Pour rester dans le domaine de la culture, l’objectif du Conseil général est de rééquilibrer l’offre culturelle. « Dans la partie ouest du département, la plus urbanisée, reprend-elle, c’est là que se concentrent tous les centres culturels », avant d’ajouter : « Nous sommes en train de réfléchir à la possibilité de rééquilibrer au niveau territorial la culture dans le département, pour permettre au plus grand nombre d’y accéder. Bien sûr, on ne peut pas construire des centres culturels partout ! On n’en aurait pas besoin, d’ailleurs. On voudrait qu’il y ait des points culturels référents un peu partout. » Donc, une action au quotidien : « Nous faisons par exemple un gros travail avec les scènes rurales, qui permettent de porter la culture partout où il n’y a pas de scènes professionnelles, équipées professionnellement. Nous travaillons aussi avec le monde associatif, des bénévoles qui font un travail magnifique dans les arts plastiques, le théâtre, la danse. Nous soutenons beaucoup ce monde de bénévoles ».
L’action de la conseillère générale est aussi tournée vers de plus grandes réalisations, comme celle du château médiéval de Blandy-les-Tours, entièrement rénové il y a peu par le Conseil général. Le cantonner dans un lieu historique dédié aux visites classiques ? La démarche a été autre : « On en a fait un lieu de culture qui vit en permanence, avec des expositions d’art contemporain, des grands artistes du monde entier y sont présents. Le télescopage du passé et de l’avenir constitue un très joli symbole. »
Le 77 se tourne vers la modernité, en respectant son passé. La culture en est une composante. Quand on demande à Michèle Pélabère si l’action des socialistes a permis à ce département jusque-là essentiellement rural de s’ancrer dans son époque, la réponse claque, avec fierté : « Affirmatif ! »
Denis Lefebvre
Ce portrait est extrait de la lettre des élus socialistes et républicains n°185-186 du 4 novembre 2014
