Redonner espoir à ma jeunesse de France, par Adeline Hazan

Edito - Adeline HazanQuand  les  jeunes  ont  un  espoir,  c’est  toute  la  société qui  avance ».  Ces  mots  du président  de  la  République François  Hollande,  prononcés  à  l’occasion  du  lancement  officiel des  emplois  d’avenir,  résument  à  eux seuls l’ambition de ce dispositif.

 

Redonner espoir, faire avancer la société : telles sont les exigences auxquelles nous  sommes  aujourd’hui  confrontés en  matière  d’emploi.  Car  le  temps  est aujourd’hui à la mobilisation de toutes les forces vives de la nation, et en particulier des élus, dans la bataille contre le  chômage.  Un  chômage  qui  –  faut-il le  rappeler ?  –  frappe  plus  particulièrement les jeunes.

 Comment accepter que notre pays voie chaque  année  150 000  jeunes  sortir  sans  diplôme  du  système  scolaire et  500 000  rester  sans  qualification ? Comment accepter que 46 % des jeunes de  niveau  BEPC  ou  équivalent  soient aujourd’hui sans emploi, que 40 % des jeunes  non  qualifiés  soient  encore  au chômage trois ans après leur sortie du système scolaire ?

En  permettant  aux  jeunes  de  18  à  25 ans  sans  qualification  d’accéder  à  un premier  emploi  à  temps  plein,  et  cela pour  trois  ans  minimum,  les  emplois d’avenir répondent précisément à cette urgence économique et sociale.

En  tant  qu’élue  locale  d’un  territoire confronté  à  un  chômage  préoccupant, je  sais  combien  il  est  nécessaire  que nous  agissions  rapidement  et  efficacement,  sans  dogmatisme  aucun,  pour redonner  espoir  à  une  génération  qui subit de plein fouet les effets de la crise. Sur  l’agglomération  rémoise,  ce  sont ainsi  une  centaine  d’emplois  qui  vont être signés, permettant à autant de jeunes  de  s’insérer  professionnellement sur le marché du travail et à reprendre confiance en leurs propres capacités.

Si ce dispositif ne suffira pas à lui seul à  inverser  cette  tendance  lourde,  profonde, durable du chômage des jeunes, il constitue à l’évidence une partie de la solution.  La  mise  en  place  à  venir  des contrats  de  génération  permettra  également de lutter efficacement contre ce fléau social.

Permettre à chaque jeune de ce pays de trouver  un  emploi,  l’objectif  fixé  par  le président de la République est en effet ambitieux.  Mais  cette  ambition  est  en réalité  l’expression  d’une  exigence  morale qui doit nous animer au quotidien. Parce  que  c’est  en  donnant  un  espoir aux  jeunes  que  l’on  fait  avancer  la  société.

Adeline Hazan, Maire de Reims, Présidente de Reims Métropole