L’élue de la semaine: Frédérique Masson

Frederique MassonToujours en apprentissage

Conseillère municipale de Lens, suppléante du député Guy Delcourt dont elle est aussi l’assistante parlementaire, Frédérique Masson est, comme elle le dit elle-même, « à l’articulation de deux terrains : Lens et Paris »

Après des études aux facultés d’Arras et de Lille, elle est entrée dans la fonction publique territoriale, à Lens, avant de devenir en 2008 l’attachée parlementaire de Guy Delcourt puis, en 2012, sa suppléante : «Il voulait concrétiser le renouvellement. Beaucoup d’élus en parlent, et peu le font réellement. Il a donné sa chance à une jeune militante comme moi qui n’avait sans doute pas une grande expérience, mais c’était un geste fort. J’y ai acquis de la responsabilité».

En 2014, elle est entrée au conseil municipal de cette commune où elle est née. Ce mandat, elle le place sous le signe de la proximité, tout en ajoutant : «Je n’ai pas voulu de délégation, on ne peut pas faire trop de choses en même temps. Mais je m’implique totalement, à mon niveau: réunions, manifestations, etc». A la fois politiquement et professionnellement, elle travaille sur des dossiers nationaux, qui ont un impact local, et qu’elle retrouve dans son mandat d’élue locale. Elle met en avant trois dossiers : la santé, la prévention, la politique de la ville.

Une action multiforme

Bien sûr, Frédérique Masson n’est pas en situation de responsabilité, mais elle s’investit “à fond” dans tous ces dossiers, ajoutant : «J’essaie de faire bien les tâches qu’on me confie, et ça me passionne. Par contre, c’est très prenant». Qui plus est, elle s’investit dans bien d’autres domaines, politique et associatif. Au Parti socialiste, qu’elle a rejoint en 2008, elle est membre du conseil national et, dans le Pas-de-Calais, elle est secrétaire fédérale à la politique du logement. Et elle vient d’être nommée secrétaire nationale aux élections auprès de Christophe Borgel. Que ce soit à la section de Lens ou à la fédération, elle a un objectif précis : «Apporter aux militants les fruits de mon travail à l’Assemblée, avec Guy Delcourt. On sent parfois que les camarades, et c’est valable aussi pour les habitants de Lens, ne trouvent pas leur compte dans les politiques nationales, ne ressentent pas quelque chose de palpable à leur niveau. J’essaie de trouver les clés qui montrent que la politique nationale se fait aussi par rapport au ressenti et aux problématiques locales». Elle est convaincue que le “local” doit s’approprier les grands projets.

Elle est aussi partie prenante dans une jeune association, montée avec deux députés, Brigitte Bourguignon et Jacqueline Maquet, “62 Terre de femmes” : «L’objectif est de promouvoir et de soutenir l’engagement et les talents des femmes sur le territoire du Pas-de-Calais dans tous les domaines (politique, économique, culturel, sportif…), d’organiser des débats, des rencontres autour de l’engagement, de la lutte pour l’égalité des droits des femmes dans la société, de sensibiliser à la formation, à l’information aux droits des femmes, à la juste application des lois».

Même si elle a d’autres centres d’intérêt dans la vie, Frédérique Masson est “dans” la politique, y compris dans ses lectures : «Je lis, mais surtout, des livres politiques. J’aime comprendre le parcours de nos responsables politiques, ce qui les motive, les fait agir. J’ai ainsi lu, il y a peu, le livre de Claude Bartolone. J’ai fortement apprécié son témoignage». De tels livres, reconnaît-elle, lui permettent de progresser en permanence, elle qui se voit «en apprentissage permanent».

D.L

Ce portrait est extrait de la lettre de Communes de France n°217 du 23 juin 2015

Abonnez-vous à Communes de France