L’élu de la semaine : Grégory Blanc

G BlancPorter un idéal, l’incarner dans un territoire

 

Grégory Blanc est un socialiste de combat. Premier secrétaire de la Fédération du Maine-et-Loire, il fait partie de la jeune génération de militants socialistes pour lesquels l’engagement en faveur des idées va de pair avec un solide ancrage local

 

Âgé de 33 ans, Grégory Blanc est adjoint au maire de Trélazé et conseiller général du canton d’Angers-Trélazé depuis 2007. C’est là que Grégory s’est investi depuis plus de dix ans, à la fois dans le milieu associatif, syndicalement et politiquement. Pour lui, la politique passe par l’écoute des citoyens, par le souci de régler leurs problèmes concrets et quotidiens. « Quand on est élu, il faut bien comprendre que les “problèmes de trottoir” peuvent empêcher certains de nos concitoyens de dormir et qu’il est de notre devoir de nous en occuper », confie-t-il volontiers. C’est par le local que vit un idéal.

L’adhésion de Grégory Blanc au PS remonte au jour de ses 18 ans. Il est venu au PS « un peu par curiosité », explique t-il. Entre son adhésion et la première réunion à laquelle il assiste se déroule deux mois. À la fin, un jeune trésorier de section le convie à prendre une bière. « Sans cela, je ne serais peut-être pas resté », confie-t-il. Pour Grégory, l’engagement politique nécessite une dimension de convivialité qu’il juge essentielle. S’il choisit alors le PS, c’est parce qu’il s’agit d’un parti militant, qui permet d’agir et de mener un débat démocratique mais aussi parce qu’il se fait une certaine idée de la camaraderie, un fil rouge de son engagement. Porteur d’un idéal, Grégory pense que celui-ci est d’autant plus fort qu’il s’enracine dans un territoire, dans une action concrète au plus près des citoyens et dans une pratique militante qui laisse la place tant au débat qu’à l’esprit de camaraderie et de convivialité. Cette conviction est née d’une pratique militante précoce.

Son parcours professionnel, dans le public et le privé, lui donne une expérience rare. Il travaille d’abord dès l’âge de 18 ans et pendant 7 ans comme surveillant dans différents établissements du département. C’est là qu’il s’engage sur le plan syndical. Très vite, au sein du SGEN-CFDT, il assure la représentation des surveillants au niveau régional puis national. « Tout était à construire », se souvient-il. La philosophie du syndicat le séduit : dépassant les intérêts catégoriels, il s’agit de travailler à ce que les établissements fonctionnent au mieux et intègrent les élèves comme des acteurs à part entière… À partir de 2002, il devient membre du bureau de l’Union locale d’Angers. Son action syndicale locale lui fait découvrir les combats des salariés du public comme du privé et les réalités d’autres secteurs comme l’industrie, l’agroalimentaire ou la santé… C’est à cette occasion également qu’il développe une réflexion sur la dimension territoriale de l’engagement politique ou syndical.

Ouverture aux forces sociales

Au Congrès de Toulouse, il devient premier secrétaire de sa Fédération. Avec la ferme idée que le débat politique doit être le fil rouge de l’action fédérale, il propose aux militants du Maine-et-Loire de lancer le travail en vue d’élaborer un programme politique départemental prenant en compte les aspirations de la société, les principes et les idéaux des socialistes et les réalités du territoire. Sa ferme volonté d’ouvrir le PS aux forces sociales est la marque d’un engagement combatif face à une droite locale très mobilisée. « Souvent, on ne retient de nos Congrès que la dimension nationale… Or, il me semble qu’il faut faire vivre le débat en section, dans les fédérations, imaginer la déclinaison du projet socialiste au niveau local ». C’est cette volonté d’incarner un projet politique dans les territoires qui fait le fil rouge de l’engagement de Grégory Blanc. Un engagement prometteur pour les idéaux socialistes.

Gaël Brustier

 

Ce portrait est extrait de la newsletter n°152 du 9 février 2014.