Violences conjugales : la vigilance s’impose

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, ont commenté l’étude annuelle 2015 sur les morts violentes au sein du couple.

Etabli par la direction générale de la police nationale, celle de la gendarmerie nationale et la délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur, ce rapport fait apparaître un nombre de morts violentes au sein du couple sensiblement égal à l’année précédente : on relève 250 décès, soit 25 de moins qu’en 2014.

122 femmes sont décédées au cours de l’année écoulée, victimes de leur compagnon ou de leur ex-compagnon. En moyenne, une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son compagnon. 36 enfants sont également décédés concomitamment à l’homicide ou tentatives d’homicide de leur père ou de leur mère et 96 enfants sont orphelins de l’un ou de leurs deux parents. 22 hommes sont par ailleurs décédés, victimes de leur compagne, compagnon ou ex-compagne.

Les nouvelles mesures de protection créées par la loi du 4 août et déployées dans le cadre du 4e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes ont déjà sauvé des vies. A ce jour, près de 500 “téléphones grave danger” sont déployés. Des ordonnances de protection sont délivrées. Les professionnels susceptibles d’être au contact de femmes victimes de violences sont formés à mieux orienter et mieux protéger ces victimes. Ce développement doit être amplifié sur tous les territoires avec la volonté de permettre aux femmes et à leurs enfants de vivre en sécurité. C’est l’ambition du 5e plan triennal de lutte contre violences faites aux femmes, en cours d’élaboration, et qui sera publié le 25 novembre prochain.