Villes de France : prendre en compte les nouvelles obligations

Villes de France, l’association regroupant les villes moyennes a présenté ses vœux pour l’année 2017 le 10 janvier dernier. A cette occasion, sa présidente, Caroline Cayeux, sénateur-maire de Beauvais est revenue sur la mise en place de la réforme territoriale et les aménagements qui s’imposent. Partant du principe que « La France ne peut pas se limiter aux métropoles », les élus des villes moyennes souhaitent profiter de cette année électorale pour se faire entendre.

Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse et président délégué de Villes de France, a tenu à aborder les aspects économiques : « En matière de finances, nous sommes aux limites de ce que nous pouvons supporter. Les choix deviennent de plus en plus difficiles pour maintenir des finances saines tout en conservant des services publics satisfaisants ». Il a également évoqué la qualité du dialogue renouvelé avec le ministère des Finances et l’ensemble des services de l’État. Parmi les points positifs, Jean-François Debat cite la réorganisation de la DSU, plutôt favorable aux villes. Cependant, il a mentionné l’exonération partielle des taxes foncières, et le possible impact du FPIC sur les intercommunalités, comme points plus épineux. Il a également insisté sur la nécessité de prendre en compte les nouvelles obligations, du fait du poids croissant des normes. Il y aurait là un gisement possible d’économies. Plus généralement, les élus des villes moyennes demandent une vision à plus long terme pour les collectivités. Certains élus en sont à se demander s’il ne faudrait pas abandonner certaines missions pour faire des baisses de dépenses publiques et surtout ils demandent, eux aussi, la « pause législative » permettant d’absorber toutes les réformes. « La loi sur le cumul des mandats appellera une transformation des relations de nos associations avec le Parlement. Nous devrons apprendre à travailler ensemble différemment », conclut Jean-François Debat.

J. B.