« Un collège au service de la réussite », par Colombe Brossel

Colombe Brossel

La réforme du collège proposée par la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem est une étape importante de la mise en œuvre de la loi sur la refondation de l’école.

Cette réforme consacre en effet le collège unique comme devant permettre à tous les enfants de la République de pouvoir accéder à la réussite scolaire, affirme l’importance de l’école du socle en renforçant notamment le lien entre CM2 et 6e, mais propose également un certain nombre d’innovations importantes. L’ensemble des élèves se verra proposer dès la classe de 5e l’enseignement d’une seconde langue vivante. Le croisement des savoirs entre disciplines sera favorisé par la mise en œuvre des enseignements pratiques interdisciplinaires. L’accompagnement personnalisé de tous les élèves sera mis en œuvre. Et, dans le strict respect des horaires de chaque discipline, les établissements pourront décider de l’organisation de 20 % du temps d’enseignement.

Cette réforme, garante de justice sociale et de meilleures conditions d’apprentissage pour tous les élèves, représente un engagement financier important pour l’État car 4 000 postes supplémentaires seront créés à cette occasion.

Cette réforme s’accompagne également d’une réforme des programmes, qui démarre la phase de concertation avec les enseignants. Véritable innovation démocratique, c’est désormais le Conseil supérieur des programmes qui élabore en toute transparence la première étape des nouveaux programmes. Ceux-ci sont soumis aux professionnels, c’est-à-dire aux enseignants, pour concertation du 11 mai au 12 juin. Cette phase de concertation est primordiale, et permettra notamment de corriger quelques sujets, notamment dans les programmes d’histoire, qui font aujourd’hui l’objet de polémiques inutiles.

Bref, c’est un collège pour tous, au service de la réussite de tous les élèves, qui sera opérationnel à la rentrée 2016, consacrant en cela le fait que le gouvernement de Manuel Valls a, rompant avec la politique de la droite, redonné au budget consacré à l’éducation la première place dans le budget de la nation, car l’éducation est notre priorité.

Colombe Brossel, secrétaire nationale du PS à l’éducation, maire adjointe de Paris

Cet éditorial est extrait de la lettre de Communes de France n°212-213 du 22 mai 2015

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