Toujours plus de concentration urbaine

Alors que le redécoupage régional a été validé par le Conseil constitutionnel le 15 janvier et sera mis en application au 1er janvier 2016, l’INSEE a présenté pour la première fois des données et analyses appliquées à l’échelle de ces nouveaux territoires.

Le redécoupage a pour effet de réduire les différences entre les régions, tant en matière de population que de répartition des activités économiques ou de PIB. Ainsi, en matière de population, toutes les régions continentales comptent désormais plus de 2 millions d’habitants, alors que la région Limousin comptait 0,7 millions d’habitants avant la réforme, accentuant la différence avec les 11,9 millions d’habitants que compte l’Ile-de-France.  Cela permet aux nouvelles régions d’atteindre des niveaux de population comparables aux régions européennes.

L’étude de l’INSEE analyse également la croissance urbaine depuis trente ans : depuis 1982, la population des villes s’est accrue de 23%, soit près de 9 millions d’habitants supplémentaires. L’analyse montre que la croissance urbaine est portée par les villes de 400 000 habitants : en 2011, les 15 villes les plus importantes regroupent 21,3 millions d’habitants, soit 43,8% du total urbain. L’INSEE relève que la répartition des villes qui gagnent ou perdent des habitants se superpose assez bien à la géographie de la France en croissance et à celle de la France désindustrialisée.

Dans cette enquête, l’INSEE élabore une nouvelle typologie sur le degré d’urbanisation, séparant les communes en quatre catégories : densément peuplées, densité intermédiaire, communes peu denses, ou très peu denses. La moitié des communes figurent dans la catégorie des communes peu denses, regroupant un peu moins d’un tiers de la population.

Cette brève est extraite de la lettre de Communes de France n°209-210 du 25 avril 2015