Stéphane Troussel

Elu-Stephane TrousselLa Seine-Saint-Denis change de tête

 

4 septembre 2012, jour de rentrée scolaire, synonyme de jour de changement au Conseil général de la Seine-St-Denis, avec l’élection de Stéphane Troussel dans le fauteuil laissé vacant par Claude Bartolone suite à son élection au perchoir de l’Assemblée nationale

 

Enfant du pays, Stéphane Troussel, natif de St-Denis, a fait de la Courneuve son fief en oeuvrant à l’amélioration de la ville et des conditions de vie des habitants. Cette ville et le département de la Seine-St-Denis sont le théâtre des parcours personnel et professionnel de Stéphane Troussel. Une scolarité dans le groupe scolaire Poincaré puis le lycée Jacques Brel, lieu de la genèse de son militantisme, qui s’agrémente, se construit et trouve toute son ampleur durant ses études supérieures à l’Université Paris I. Stéphane Troussel s’engage dans les mouvements lycéens et étudiants notamment contre la loi Devaquet en 1986 et la réforme Falloux en 1994. Après l’obtention de sa maîtrise d’économie et du DESS d’administration et gestion de l’emploi, il intègre la fonction publique territoriale. D’abord dans un programme d’insertion pour la ville de St-Denis, puis comme collaborateur d’élus à Aubervilliers et enfin comme directeur de cabinet à la mairie des Lilas. La défaite socialiste aux législatives de 1993 le pousse à prendre sa carte au PS. Proche de la tendance Gauche socialiste, il est élu secrétaire de la section PS de la Courneuve en 1997, jusqu’en 2008. En novembre, au Congrès de Reims, il soutient Martine Aubry. Son parcours politique débute lui aussi à la Courneuve. Élu conseiller municipal en 1995 et 2001, il devient maire adjoint en charge de l’enfance de 2001à 2008. Lors des municipales de 2008,il conduit une liste PS qui entraîne une triangulaire, l’opposant à la liste sortante PC et celle de l’UMP. Les communistes l’emportent. 2008 est aussi l’année de son accession au poste de vice-président du Conseil général. Suite à l’élection de Claude Bartolone à la présidence de l’Assemblée nationale, Stéphane Troussel, qui était son 1er vice-président, lui succède et devient ainsi le sixième président du Conseil général de la Seine-St-Denis.

 

Une politique plus proche des attentes populaires

 

Son programme est simple : il souhaite s’occuper des maux qui rongent son département, en commençant par l’emploi. Il est fermement opposé à la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois par le groupe PSA. « C’est un choc terrible, à la fois pour les familles, mais aussi pour notre territoire». Au cours d’une journée consacrée à l’étude du cas PSA, le 13 septembre dernier, il réuni les conseillers généraux afin d’analyser la situation et d’apporter des propositions et des solutions. Il tient l’engagement de maintenir la vocation industrielle de ce site mais aussi l’emploi sur le territoire. Avec plus de 36 % des Sequano-Dionisiens qui ont moins de 25 ans, sa politique se tourne inévitablement vers la jeunesse. Il souhaite mettre en avant la formation par les différents laboratoires de recherches et les pôles universitaires. Il souligne qu’il reste de l’espace disponible pour la création d’entreprises. Il tient également à l’élaboration rapide d’un plan départemental pour l’égalité et contre les discriminations. « Il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour que le fait d’être un enfant de la Seine-St-Denis ne soit plus jamais un handicap mais toujours un atout. Il nous appartient de déployer tous les moyens en notre possession et même au-delà pour abattre les murs, les murs qui séparent, les murs qui limitent, les murs qui enferment », plaide-t-il. Sa politique est en cohésion avec celle mise en place par son prédécesseur, Claude Bartolone, tout en prenant en compte les changements économiques et sociaux qui touchent son département. « Je suis convaincu que le Conseil général est une collectivité utile, à la fois pour traiter la justice sociale et l’égalité du territoire ».Ainsi, il souhaiterait un autre financement des allocations de solidarité nationale, une autre péréquation financière au sein de l’Ile-de-France et surtout une plus grande autonomie fiscale pour les départements.

Julien Bossu