« Sous le signe des réformes », par Didier Guillaume

didier GuillaumeL’année qui se termine a été celle des grandes réformes. Dans de nombreux domaines, des lois structurelles et ambitieuses, mais toujours impactant notre quotidien, ont été votées.
La réforme territoriale a animé nos collectivités durant plus d’un an. L’examen de la loi NOTRe a été l’occasion de débats essentiels pour leur avenir. Au final, la décentralisation est renforcée et nous avons atteint un équilibre qui conforte les communes dans leur fonction de proximité tout en soutenant le déploiement des intercommunalités, qui
confirme les départements dans leur rôle de garants des solidarités humaines et territoriales, et qui assoit les compétences stratégiques des nouvelles grandes régions.
Avec cette réforme territoriale, les élus locaux ont été écoutés et la clarification des rôles sera bénéfique pour nos territoires.
La loi pour la croissance et l’activité, dite loi Macron, a pour double objectif de générer des emplois et de relancer l’économie en apportant des réponses concrètes aux Français et aux entreprises : créer des leviers pour l’investissement et le financement des entreprises, développer la mobilité grâce à l’ouverture de lignes d’autocar ou à un permis plus accessible, moderniser certaines professions du droit… Ce n’est pas si fréquent qu’une loi englobe ainsi grands principes et souci du quotidien. Il faut le saluer et je ne doute pas que ses premiers effets se feront rapidement sentir.
Cette année a aussi été celle de la transition énergétique. Définitivement adoptée fin juillet, cette loi va transformer durablement notre société dans son rapport à l’énergie. Les conditions d’une France plus économe et plus propre dans sa consommation énergétique sont maintenant réunies et les mécanismes à l’oeuvre ont été pensés, là encore, pour produire de l’activité et des emplois. La France étant à l’avant-garde des enjeux environnementaux, la tenue à
Paris en décembre prochain de la grande conférence internationale (COP21) en est la preuve, nous nous devions de montrer l’exemple.
Mais les réformes ne doivent pas s’arrêter là. Et déjà, d’autres sont lancées. Pour n’en citer qu’une, la généralisation du tiers-payant pour les consultations médicales améliorera nettement l’accès à la santé de nombre de nos concitoyens. Car, que personne ne s’y trompe, comme l’a dit le Président de la République, nous entendons « réformer jusqu’à la fin du quinquennat ». Le pays en a besoin, les Français le demandent. C’est tout le sens de notre engagement.
Didier Guillaume, président du groupe socialiste et républicain du Sénat

Cet éditorial est extrait de la lettre de Communes de France n°221 du 1er août 2015

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