Rythmes scolaires : vers un retour de la semaine de 4 jours

Le ministère de l’Éducation nationale projette de donner la possibilité aux communes de revenir dès la rentrée à la semaine de quatre jours, plutôt que quatre jours et demi, en leur offrant un « élargissement du champ des dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques ». Ce projet de décret sera soumis au Conseil supérieur de l’Éducation, le 8 juin prochain. Cette annonce n’a pas manqué de susciter un certain nombre de réactions. L’Association des maires de France a d’ores et déjà saisi le ministre de l’Éducation nationale pour demander en urgence des précisions sur les modalités de mise en œuvre des orientations projetées à la rentrée 2017. « Décision expéditive et peu ou pas de concertation semblent être la marque de fabrique d’un pouvoir par ordonnance ou par décret. Pour les rythmes scolaires : je regrette vivement que ce texte n’ait fait l’objet d’absolument aucune concertation avec l’Association des Maires de France. Voilà un projet de décret qui nous tombe dessus sans discussion, sans nous demander notre avis. J’ai saisi le ministre de l’Éducation nationale pour demander des précisions sur les modalités de mise en œuvre des annonces ministérielles et une concertation préalable avec le ministre ; un premier échange entre les services de l’AMF et son cabinet est prévu la semaine prochaine. L’AMF souhaite notamment pouvoir mesurer les impacts de cet aménagement de la réforme des rythmes scolaires et connaître le sort qui sera réservé, à terme, au cadre actuel de la réforme et à son financement par le Fonds de soutien dont elle a toujours réclamé la pérennisation », réagit André Laignel, 1er président délégué de l’Association des maires de France. Du côté de l’Association des petites villes de France, présidée par Olivier Dussopt, on s’interroge « sur les possibles bouleversements financiers induits par une éventuelle généralisation du retour à la semaine de quatre jours. Dès lors, qu’adviendra-t-il du soutien financier de l’État pour les communes qui souhaitent maintenir l’organisation du temps scolaire à quatre jours et demi ? Dans un contexte de contrainte budgétaire qui demeure très tendu pour l’ensemble des collectivités, et tout spécifiquement pour les petites villes qui ont été particulièrement touchées par la baisse des dotations, l’APVF sera vigilante sur le maintien de l’aide financière aux communes concernant l’organisation des rythmes scolaires. »