Réforme territoriale: région et département se donnent la main

Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes, et Alain Cottalorda, président du Conseil général de l’Isère, ont signé un protocole d’intention entre les deux collectivités. Il entre en vigueur à l’horizon de janvier 2016. « La réforme territoriale à trois objectifs. Elle doit apporter de la clarté dans le qui fait quoi. Elle doit également apporter de la compétitivité économique aux collectivités et notamment aux régions. Enfin, elle doit être efficace. Les services publics territoriaux gagnent en efficacité sans que cela ait un coût supplémentaire pour les Français », annonce André Vallini, le secrétaire d’État à la Réforme territoriale. La rationalisation de la gestion des collectivités est encouragée par la mutualisation de leurs moyens d’action. C’est dans cette pers­pective que la Région Rhône-Alpes et le Conseil général de l’Isère ont choisi d’expérimenter une nouvelle collaboration. Ils vont faire converger leurs services en matière d’éducation, dans les collèges et les lycées. « Les attentes des citoyens sont les mêmes en matière d’éducation et d’orientation pour tout le secondaire », ajoute Alain Cottalorda. Il y a une continuité de la formation en passant de l’un à l’autre. Des cités mixtes collège-lycée existent déjà, à Lyon par exemple. Le partenariat porte également sur un soutien aux communes et aux intercommunalités et par une coopération économique. Jean-Jack Queyranne précise que la Région va pouvoir s’appuyer sur les Maisons des territoires présentes en Isère, sur les 13 territoires définis en cohérence avec les périmètres des intercommunalités, afin de faciliter l’usage et le rapport des citoyens à leur administration. André Vallini se félicite de voir des territoires qui « agissent » et dont « la mutation est en cours ».

Julien Bossu

Cet article est extrait de la lettre des élus socialistes et républicains n°188 du 24 novembre 2014