Pour le PS, il faut « réorienter l’Europe »

Le nouveau premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et le responsable des argumentaires et riposte pour l’Europe, Henri Weber, ont présenté les “74 questions et réponses pour réorienter l’Europe” le 24 avril. Le 3 mars dernier, le PS ouvrait en effet sa plate-forme “Choisir notre Europe” en prélude à sa campagne électorale pour les élections du 25 mai. Député européen sortant, Henri Weber en a sélectionné 74 « en raison de leur pertinence ou de leur intérêt général » afin d’éclairer le positionnement des socialistes en vue du scrutin. Lors de la présentation de ce document diffusé aux élus et aux militants, Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé la « lecture hémiplégique des traités » que faisait la droite européenne depuis plusieurs années. « Soit on continue dans cette voie, soit on change de politique et on change donc de majorité », a résumé le 1er secrétaire.

« Nous appelons les Français à ne pas se tromper de colère. Il faut sortir du ressentiment exprimé aux municipales pour se tourner vers l’espoir européen. La politique qui est menée à Bruxelles nous a conduits là où nous sommes aujourd’hui et une nouvelle majorité permettra de définir une autre politique », autour du candidat des socialistes à la présidence de la Commission, Martin Schulz. Henri Weber a renchéri pour lui aussi mettre en cause la « politique austéritaire » menée par la droite européenne. À titre d’exemple pioché dans le document élaboré par le PS, celui concernant la protection des services publics. « Ce que nous voulons, explique l’argumentaire, c’est que ces services soient mieux définis, notamment par le biais d’une directive-cadre qui les protégerait d’une toute nouvelle tentative de libéralisation ». Il est aussi question de « garantir l’accès égal et universel » à ces services et à réaffirmer la primauté du principe de subsidiarité, le droit de chaque État à « établir et assurer un certain nombre de services d’intérêt général en dépassant la sacro-sainte défense de la libre concurrence, lorsque cette concurrence menace les services publics ». Y est enfin vanté le travail réalisé par l’Intergroupe services publics du Parlement européen pour porter, entre autres voix, celle des collectivités locales.

Philippe Foussier

Cette brève est extraite de la lettre des élus socialistes et républicains n°163, du 27 avril 2014