Prévention de la délinquance : les maires veulent agir

La délinquance est un phénomène évolutif. Elle se révèle de plus en plus précoce et violente. Il faut repenser la sécurité publique et d’une manière générale, la prévention de la délinquance demeure pour les maires la manière la plus efficace d’opérer. Cependant, il est bon de savoir comment agir lorsque l’on est un élu. En 2013, le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance (SGCIPD) avait proposé une série d’initiatives destinées à améliorer sa prévention. Or, les maires demandent plus d’efficacité dans les fiches pratiques proposées. Plusieurs pistes sont envisageables : par exemple la possibilité de déployer des caméras sur les lieux sensibles. « La télésurveillance n’est pas à opposer à l’humain : les deux sont complémentaires.

Il faut donc trouver le moyen de les faire évoluer vers un équilibre rendant le système plus efficace et permettant de mieux former les opérateurs », argumente Jean-Pierre Blazy, député-maire de Gonesse. Il a présenté le 22 octobre dernier 60 propositions pour « repenser la politique de sécurité publique ». En effet, « aller vers plus de caméras lorsque la prévention a échoué » est une formule qui fait l’unanimité chez les maires présents à cet atelier. Une autre de ces pistes est que la prévention de la délinquance passe par un travail commun avec l’Éducation nationale. Enfin, il est rappelé aux maires que suite à la loi sur la réforme pénale du 15 août 2014, l’octroi du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) est conditionné à la mise en oeuvre par les collectivités de TIG ou d’actions de prévention à la récidive.

J.B

Cette brève est extraite de la lettre des élus socialistes et républicains n°189 du 1 décembre 2014