Pierre Cohen

Elu - Pierre CohenMaire socialiste de la ville rose

 

Pour la France entière, le visage de Pierre Cohen est celui de la dignité face au drame épouvantable qu’a connu Toulouse et sa région lors de la tuerie de mars 2012. Il est le nouveau président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains.

 

Engagé au Parti socialiste en 1974, c’est d’abord au sein du Ceres de Jean-Pierre Chevènement et Didier Motchane que Pierre Cohen commence à militer dans l’atmosphère succédant à l’annonce du Programme commun de gouvernement entre PS et PCF et aux Assises du socialisme. Le champ des possibles s’ouvre pour la gauche d’après mai 1968. En 1983, Pierre Cohen est élu conseiller municipal de Ramonville Ste-Agne, dont il devient le maire en 1989. Pierre Cohen a de solides convictions politiques et la passion des idées. Il est fermement opposé à la guerre du Golfe et au Traité de Maastricht. Mais il est aussi fidèle au Parti socialiste, il ne le quitte pas et est élu député de Haute-Garonne en 1997, réélu en 2002 puis en 2007. Pour Pierre Cohen, la politique est affaire d’idéaux et d’action concrète. De son travail d’élu en faveur de la petite enfance dans les années 1980 à la mairie de Toulouse, il trace son sillon avec en tête l’idée qu’il faut faire de la politique “en grand et en petit”, comme on disait au PS dans les années où il a commencé à militer.

Toulouse est une ville à l’histoire politique complexe. De gauche et socialiste aux élections nationales, elle est aussi la ville qui, longtemps, a été dirigée par le centre-droit de la famille Baudis puis de Philippe Douste-Blazy. La gauche, en 2001, échoue de peu à prendre la mairie. À l’époque, Philippe Douste-Blazy n’hésite pas à mettre en accusation la liste des “Motivés” pour effrayer certains secteurs de la société toulousaine.

 

Echelle métropolitaine

 

Le “Grand Toulouse” est désormais rebaptisé “Toulouse Métropole”. C’est une sorte de mise à dimension européenne que ce changement de nom reflète. Car, depuis le début du mandat de Pierre Cohen, Toulouse change. « Toulouse a des atouts qui préexistaient à l’arrivée de la gauche en 2008. L’aéronautique, le spatial, la recherche par exemple, qui contribuent déjà à la réputation internationale de la ville et de sa région. Pendant des années, les responsables politiques toulousains se sont satisfaits de ce rayonnement sans chercher à l’amplifier », déclare Pierre Cohen en mai 2012, au moment de lancer le projet métropolitain. Ce projet repose sur trois grandes compétences : l’économie de la connaissance, le défi écologique et le vivre ensemble. Tous ces aspects avaient été négligés, des décennies durant, par les municipalités de droite, qui avait – curieusement– aussi délaissé les quartiers périphériques, les cités du Mirail et d’autres quartiers. Pierre Cohen essaye de palier les conséquences du “développement de la ville et de son agglomération à deux vitesses”.

Ce nouveau combat, Pierre Cohen s’efforce, comme sa formation militante et intellectuelle l’y pousse, à la penser sur un temps beaucoup plus long qu’un mandat. Hisser Toulouse au rang de métropole européenne, lui permettre de mettre en avant ses nombreux atouts passe par l’échelle métropolitaine. Il s’agit, dans le domaine de l’économie du savoir, de faire rayonner Toulouse. C’est le sens du regroupement des universités dans une entité commune. Il s’agit aussi d’accueillir le TGV dans la métropole. Il s’agit enfin de mettre plus d’égalité entre les différents quartiers de Toulouse et de sa métropole. Au fil des années, Pierre Cohen garde le cap de l’égalité et cherche à mettre le développement économique au service de tous. Avec lui, la ville rose est vraiment… rose !

Gaël Brustier