“Palmarès de l’absentéisme”: la réaction des maires de Grandes villes

L’Association des maires de grandes villes de France a réagi au “palmarès de l’absentéisme” réalisé par la Fondation iFrap et publié par Le Point dans son édition du 20 février dernier. Ce énième classement, paru à l’approche des élections municipales, comporte des erreurs que l’AMGVF souhaite dénoncer, à l’instar du “Palmarès des Villes” paru en janvier dans Le Figaro magazine. De toute évidence, « le manque de rigueur de l’étude conduit à s’interroger sur les réelles intentions des auteurs », souligne l’AMGVF. Dans ce classement effectué à partir des bilans sociaux des collectivités, le taux d’absentéisme est calculé en fonction du nombre de jours ouvrés et non de jours calendaires comme il est d’usage de procéder. Cette erreur de calcul conduit à surévaluer les chiffres de façon spectaculaire et à exagérer les écarts entre collectivités. Par ailleurs, les auteurs ont souhaité prendre comme principal indicateur les absences “toutes causes confondues” sans en préciser la teneur. Or ces absences correspondent à une grande variété de situations comme les congés maternité ou paternité, les longues maladies ou les accidents du travail ou encore les absences injustifiées qui font l’objet d’une retenue sur salaire. Cette absence de distinction laisse à penser que les abus sont légions et les collectivités de piètres gestionnaires.

« Entre les approximations méthodologiques qui faussent les chiffres et le fait de se contenter d’un classement purement quantitatif qui ne prend pas en compte les spécificités locales telles que le choix du mode d’organisation, le palmarès réalisé par l’iFrap s’inscrit dans un discours général de dé-crédibilisation de la gestion publique locale et de remise en question des services publics locaux. Les élus et les gestionnaires locaux sont conscients des enjeux de rétablissement des comptes publics. En personnes responsables, ils font les efforts nécessaires sans qu’il soit utile de mettre en cause de façon permanente la qualité de leur gestion », poursuit l’AMGVF.

Cette brève est extraite de la newsletter n°156 du 9 mars 2014