Olga Trostiansky

Elu - Olga Trostiansky

Le féminisme n’est pas une cause perdue. Olga Trostiansky, élue parisienne, est une ardente militante de l’égalité entre les sexes

Après deux cents jours de pouvoir de gauche, celle qui est adjointe au maire de Paris chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion et conseillère dans le 10e arrondissement chargée de la santé, compte bien faire valoir encore davantage un combat qu’elle juge essentiel pour la République et pour la gauche. Olga Trostiansky, c’est un parcours, un parcours militant, un parcours parisien. Entre 2001 et 2009, Olga Trostiansky était conseillère de Paris, adjointe au maire Bertrand Delanoë chargée de la petite enfance et des familles. Mère de trois enfants, Française d’origine espagnole et russe, cette élue dynamique et présente revendique le fait d’être issue du monde de l’entreprise privée. Son action militante s’en ressent probablement : Olga Trostiansky est habituée d’une forme d’action politique faisant une large part aux techniques des groupes de pression. Élue au printemps dernier présidente de la branche française de la CLEF (Coordination pour le lobby européen des femmes) qui fédère des milliers d’associations européennes promouvant l’égalité entre femmes et hommes, elle a été, auparavant, la cheville ouvrière du Pacte pour l’Égalité.

Dialogue nourri

Rappelons que le Pacte pour l’Égalité comprend quatre axes principaux : sur la parité et l’accès des femmes aux responsabilités, sur l’égalité salariale et la lutte contre la précarité dans le travail, sur la valorisation de l’implication des pères dans la conciliation des temps de vie, sur le partage d’une culture de l’égalité. Ce Pacte, nombre de responsables de gauche l’ont signé dont…François Hollande.

Pour les cent jours du gouvernement, Olga Trostiansky avait établi un point d’étape : « Des signaux ont été envoyés pour signifier sa volonté d’avancer sur l’égalité entre les femmes et les hommes », écrit-elle alors… « même si la règle de la parité ne s’est pas appliquée aux cabinets ministériels, même si les premières nominations sont toujours pour les hommes (préfets, commissaires au redressement productif, qui comptent 20 hommes sur 22) ». « Sur l’égalité professionnelle, nous attendons de pied ferme que le gouvernement réalise les engagements de campagne, notamment en supprimant les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises qui ne respectent pas la législation sur l’égalité salariale et en luttant contre l’emploi précaire, particulièrement le temps partiel subi (80 % des temps partiels sont occupés par des femmes) ». Olga Trostiansky reconnaît au  gouvernement une véritable volonté d’écoute et de travail avec les associations. En effet, un dialogue nourri a eu lieu en plusieurs occasions, notamment avant la conférence sociale.

Olga Trostianski fait partie de ces élus fortement impliqués dans une cause, qu’elle sait défendre avec opiniâtreté. Mais elle est aussi une élue de terrain, mue par la volonté d’agir concrètement. C’est ainsi qu’elle est chargée par Bertrand Delanoë de mettre en place un important et imposant programme de développement des places en crèche. Cette mission, Olga Trostianski va lui consacrer sept années et réaliser un programme de quelque 5 800 places. Une des réussites les plus spectaculaires de ce premier mandat de la gauche à Paris. Élue de la capitale, se sentant concernée par le destin de toutes les femmes, Olga Trostianski poursuit son travail.

Gaël Brustier