Nouvelle France industrielle : quatre feuilles de route validées

Véhicules à pilotage automatique, avion électrique, robots, hôpital numérique, chimie verte et biocarburants innovants, ces projets sont quelques exemples parmi les 34 plans industriels présentés par François Hollande et Arnaud Montebourg en septembre 2013. Loin d’être des gadgets, ils se concrétisent déjà avec la validation de 4 nouvelles feuilles de route cette semaine, s’ajoutant aux cinq déjà validées en mars dernier.

“Ces plans forment ensemble les pixels de la nouvelle France industrielle”

Arnaud Montebourg

En réponse aux dégâts causés par plusieurs années de crise, ces plans doivent permettre de redonner une place centrale à la France sur la scène industrielle mondiale en misant sur nos points forts et sur les marchés à fort potentiel de croissance.

Au carrefour des défis technologiques, écologiques et sociétaux, ces projets s’inscrivent dans une perspective durable et visent à s’adapter aux nouvelles manières de vivre, de se déplacer, de se soigner, d’apprendre.

Nés de l’analyse approfondie des marchés mondiaux et de la place de la France sur chacun des marchés concernés par ces plans, ces nouvelles priorités industrielles ont été retenues sur la base de trois critères : elles se situent dans un marché mondial à fort potentiel de croissance, elles se fondent sur des technologies que la France maîtrise, et enfin, elles s’insèrent dans un écosystème académique, technologique, et industriel français déjà opérationnel permettant leur mise en œuvre.

Et l’enjeu est colossal : près de 20 milliards d’euros, essentiellement privés, devraient être investis avec un gain potentiel de 45 milliards d’euros et 480 000 emplois concernés.

L’originalité de ces plans est de conjuguer inspiration publique et privée, financements publics et privés, intérêt commun et esprit d’entreprise. Leur mise en œuvre est déléguée aux chefs entreprises car leurs entreprises, leurs salariés ont un intérêt direct à leur réussite.

“La troisième révolution industrielle se prépare”

Manuel Valls

Nouvelle étape pour le plan de la nouvelle France industrielle, les quatre nouvelles feuilles de route dotent les projets d’un calendrier et d’actions concrètes publiques et privées.

L’usine du futur, pensée comme une usine sobre en énergie, robotisée, numérique et respectueuse des travailleurs est le premier de ces projets. Développée pour permettre à la France d’être au rendez-vous de la troisième révolution industrielle, cette usine d’excellence se donne pour mission de coordonner les briques technologiques existantes et de développer celles qui manquent.

Un plan d’investissements massifs est lancé. Ce soutien s’effectuera sous le copilotage des régions qui financeront des diagnostiques industriels pour 2 000 à 3 000 entreprises, particulièrement des PME. Des prêts spécifiques de Bpifrance viendront financer ces projets jusqu’à 12 millions d’euros par entreprise.

Les réseaux électriques intelligents ont été imaginés pour répondre aux évolutions énergétiques, plus vertes.  L’intégration des Technologies de l’Information et de la Communication dans les réseaux permettra de maintenir une fourniture fiable d’électricité à faible empreinte environnementale pour un coût modéré.

Adaptation au plus juste des investissements des producteurs d’électricité, compteurs électriques intelligents…ces innovations représentent d’ici à 2020 plus de 25 000 emplois directs en France et 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. La filière électrique française doit saisir cette opportunité pour devenir chef de fil mondial sur un marché en pleine expansion.

Les logiciels et systèmes embarqués représentent un marché mondial de 130 milliards d’euros. Déjà acteur de premier plan avec un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et 220 000 travailleurs, la France peut aller plus loin et s’ouvrir de nouvelles opportunités écologiques et numériques.

Enfin le projet de supercalculateur, véritable chance pour l’innovation dans l’ensemble des secteurs de l’industrie et du service grâce à la modélisation et à la simulation numériques, est le dernier projet validé. Moteur de la compétitivité des entreprises de la santé, de l’énergie, du végétal, du multimédia, le supercalculateur permettra de diminuer les coûts et les durées de leurs processus, et augmentera la qualité globale de leurs produits. Le plan vise à faire de la France un acteur mondial dans ce domaine, et à mettre cette technologie à disposition de nos PME et ETI.

Toutes les feuilles de route restantes seront validées avant l’été.

Aller plus loin

La vidéo de présentation de la Nouvelle France Industrielle

La réunion du premier comité de pilotage de la Nouvelle France Industrielle