la ministre des fonctionnaires sur le terrain

Annick Girardin, ministre de la Fonction publique, s’est rendue le 8 septembre à Cergy, au sein de la plus grande maison de quartier d’Ile-de-France, celle de l’Axe Majeur-Horloge, afin d’échanger avec des agents territoriaux œuvrant au quotidien pour la cohésion sociale. La ministre a déclaré : « La reconnaissance du travail n’est pas toujours évidente dans la fonction publique et elle ne se matérialise pas uniquement au niveau salarial. Nous travaillons aujourd’hui à la prise en compte des retraites. Nous souhaitons relancer une dynamique au sein de la fonction publique ». La ministre a aussi évoqué la mobilité des fonctionnaires, sur les territoires ou au sein des trois fonctions publiques. Il y a des mesures pour faciliter les mobilités, « même s’il reste quelques améliorations à apporter », reconnaît la ministre qui assure que « pour être prêt à l’évolution de notre société, il faut davantage écouter les fonctionnaires ». Les agents ont parlé de leurs difficultés : précarité, multitude d’acteurs à mobiliser pour obtenir des moyens, incivilités et exigence des administrés. Porteurs des principes de la République, les agents sont confrontés à la question de la laïcité et expliquent ne pas toujours être bien formés pour répondre aux questions du public. La ministre concède que les formations en la matière sont trop théoriques.

La jeunesse est l’une des priorités du quinquennat. La fonction publique entend retrouver de l’attractivité auprès des jeunes. « Aujourd’hui, seulement 8 % des agents ont moins de 30 ans. Nous devons comprendre pourquoi les jeunes se désintéressent de la fonction publique », précise la ministre. Les tâches effectuées par les agents sont de plus en plus transversales et dépassent souvent le strict cadre de leurs emplois. « C’est une schizophrénie française : les citoyens veulent plus de services sans davantage de fonctionnaires. Le public est de plus en plus agressif. Il va falloir former ces agents d’accueil qui ne sont pas des employés comme les autres », conclut Annick Girardin.

J. B.