Maxime Bono

Elu - Maxime BonoAprès des études de droit et une expérience professionnelle qui le conduit au poste d’inspecteur des impôts, Maxime Bono adhère au Parti socialiste en 1975. Parcours d’un militant qui a consacré sa vie politique à la ville de La Rochelle, dont il est maire et président de la Communauté d’agglomération.

 

Un sens inné de la chose publique, une empathie naturelle et la curiosité chevillée au corps. Maxime Bono mène fièrement sa barque. Tôt débarqué dans la métropole, ce natif d’Alger n’a pas perdu son temps. En 1976, le voici dans la cité rochelaise où il occupe le poste de trésorier de la Maison de la culture, avant de prendre part à la création d’une radio locale au lendemain de la victoire de 1981. Bientôt, il rejoint l’Hôtel de Ville, en qualité de conseiller culturel du maire, Michel Crépeau, grande figure du radicalisme de gauche. Expérience concluante qui lui vaut de diriger le cabinet puis d’être élu conseiller général de Charente-Maritime et premier adjoint. « J’étais un cas atypique, s’amuse-t-il. J’officiais alors au titre d’adjoint en charge des affaires culturelles, et non des finances, comme la logique l’aurait pourtant commandé. L’expérience n’en fut pas moins fructueuse ».

Attractivité confirmée

En 1999, après son décès brutal, il succède à son mentor en qualité de député maire. Sa priorité : réintégrer les quartiers populaires situés en périphérie de la ville au centre historique, en menant une politique d’aménagement volontariste, marquée par une stratégie de transport innovante et audacieuse, appelée à faire des émules au niveau national. Il lance ainsi les véhicules électriques en libre-service et en temps partagé. Dans la foulée, la municipalité déploie ses fameux bateaux bus électro-solaires.

La Rochelle connaît alors un essor économique important. En témoigne la création de nombreux emplois liés au redéploiement de l’industrie navale, touchée de plein fouet par la crise dans les années 80 et de l’industrie automobile. « Ce tissu est solide, concède Maxime Bono. Il s’est rebâti grâce à l’attractivité de la ville en matière de transports, d’écologie urbaine et de politiques culturelles. La Rochelle est une ville où il fait bon vivre et où le lien social n’est pas un vain mot. Ce qui nous vaut de gérer cinq pépinières vouées à l’accompagnement d’entreprises innovantes ».

Il y a donc bien une singularité rochelaise, marquée par une importante prise en charge des publics en difficulté et la volonté de soutenir les partenaires privés dans leurs stratégies de développement par le biais de zones d’activités attractives. « Nous nous sommes efforcés de redistribuer les ressources fiscales au profit de l’emploi et du soutien à la création d’entreprise, tout en accompagnant les plus fragiles vers une offre de formation adaptée », résume l’élu.

Ce volontarisme se soldera par la création d’une trentaine d’emplois d’avenir d’ici juin, suivi de cinquante autres avant la fin de l’année. « Et, à peu près autant pour la communauté d’agglomération », ajoute Maxime Bono, qui soutient ardemment les associations qui font du retour à l’emploi l’axe de leurs priorités.

La Rochelle n’a cependant pas achevé sa mutation. Après la réalisation d’un campus à la française qui contribue à sa renommée, l’exécutif prévoit la réalisation d’un grand quartier proche du centre-ville et du littoral, autour de la gare, en concertation avec RFF et la SNCF. D’autres réalisations sont en cours, à commencer par l’agrandissement du Port des Minimes et l’éco-quartier Beauregard, sur une superficie de cinq hectares. « Un projet s’achève, un autre voit le jour, conclut fièrement Maxime Bono. Notre ambition est de respecter les principes de mixité sociale, d’activité, en donnant vie aux quartiers, et de développement durable, en privilégiant les économies et la capacité du vivre ensemble ».

Bruno Tranchant