Marylise Lebranchu

Elu - Marylise LebranchuNotre présidente est ministre !

 

Madame la Ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique est une militante et, pour une ministre de la République, c’est sans doute une qualité première.

 

Marylise Lebranchu, c’est d’abord un engagement, au service d’idées et de principes, au service d’un idéal dans une Bretagne que l’on a longtemps pensé conservatrice jusqu’au grand basculement des années 1970. D’abord militante du PSU, Marylise Lebranchu entre ensuite au Parti socialiste en 1977 où elle contribue, sur le terrain, à l’avancée des idées de la gauche, à l’effervescence qui amènera au10 mai 1981 et à la victoire de François Mitterrand. Elle travaille d’abord comme professionnelle de l’aménagement du territoire puis avec un parlementaire. Elle devient, en 1995, maire de Morlaix, avant d’être élue députée en 1997. Conseillère régionale de Bretagne en 1986, elle s’efforce dès lors de travailler au développement des territoires de sa Région, travail qui prend une dimension certaine avec la victoire aux régionales de 2004. En 2004, en effet, elle devient première vice présidente du Conseil régional, chargée de la politique territoriale et du développement de la démocratie régionale.

On le remarque, toute l’action de Marylise Lebranchu s’inscrit dans la durée. Jamais elle ne renonce. La passion de l’action est une seconde nature chez la nouvelle Ministre. À Morlaix, au Conseil régional de Bretagne.

Proche de Martine Aubry, dont elle partage le dynamisme et la combativité, elle s’engage dans la création de la Fondation Agir contre l’Exclusion (FACE).Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l’artisanat et à la consommation du gouvernement Jospin en 1997, elle devient ensuite garde des sceaux et ministre de la Justice jusqu’en 2002.

 

Mettre en œuvre l’acte III de la Décentralisation

 

Pour les élus socialistes et républicains qui ont pu apprécier le rôle déterminant de Marylise Lebranchu à la présidence de la FNESR, sa nomination est une heureuse nouvelle puisqu’il s’agira de mettre en œuvre l’Acte III de la décentralisation. Au fil des mois, la présidente de la FNESR a porté de nombreux coups à une droite agressive et désireuse d’engager une recentralisation rampante. Nous l’avons vu notamment au cours du Congrès des maires et dans la mobilisation constante des élus locaux au cours des derniers mois. Lorsque l’on regarde les chiffres de l’élection du 6 mai, on se rend compte que les territoires ruraux ont pris leur part dans le rejet de l’ancien Président et que cette action déterminée des élus locaux n’a pas été vaine, loin s’en faut ! Cette mobilisation, cette volonté de survie des territoires ruraux, n’a été possible que parce qu’une impulsion a été donnée par les élus socialistes et républicains. Marylise Lebranchu a joué un rôle majeur, déterminant, dans ce qui restera une des grandes batailles électorales de la gauche française.

Chacun aura également pris la mesure de l’envie de débat qui anime la nouvelle ministre. Des journées de La Rochelle à l’animation de l’action des élus socialistes et républicains, l’action de Marylise Lebranchu se caractérise constamment par une même volonté d’allier idées et action, réflexions et démonstration concrète. Pour la République et pour la décentralisation, pour les élus socialistes et républicains, l’Acte III que Marylise Lebranchu portera sera certainement une très belle page à écrire.

Gaël Brustier