Marie-Dominique Frigout

Elue - Marie-Dominique Frigout

Priorité au combat social

 

Marie-Dominique Frigout, conseillère régionale de Basse-Normandie et conseillère municipale de Caen, insiste avant tout sur l’enjeu de l’emploi et du logement.

 

Après une maîtrise de psychologie et un diplôme d’éducatrice spécialisée, Marie-Dominique Frigout entre dans la vie active. De son métier d’éducatrice spécialisée, elle en fait son leitmotiv, qui va guider l’ensemble de ses choix. Ses convictions la poussent d’abord à rejoindre la Ligue communiste. Elle y reste jusqu’en 1995 et prend la décision de rallier le PS, dirigé alors par Henri Emmanuelli. Le Parti correspond à ses attentes humaines et sociales mais surtout il a « un potentiel de gouvernance plus important que d’autres partis plus petits et dont les résultats électoraux demeurent relativement bas ».S’investir pour les autres pourrait être le slogan de sa vie. Elle prend part à diverses causes allant de la lutte pour les droits des étrangers sans papiers au retrait des troupes françaises en Afghanistan. Mère de deux enfants, elle s’est investie dans les associations de parents d’élèves tout au long de leur scolarité.

Syndiquée et militante associative active, Marie-Dominique Frigout sait allier convictions personnelles et mandats locaux. En tant que conseillère municipale de Caen, elle a fait du logement son cheval de bataille. « Il faut loger tout le monde. Lorsque l’on n’a plus rien, il ne nous reste que l’intimité de son chez-soi », note-t-elle.

En juillet 2010, elle prend la présidence du Comité pour le logement autonome des jeunes (CLLAJ) de l’agglomération caennaise. Cette structure a été créée en 1992 à l’initiative de la Mission locale et du Pact Arim de Basse-Normandie suite aux difficultés rencontrées par les jeunes de 16 à 25 ans pour se loger sur Caen et ses alentours. Sa politique du logement se base sur une idée de concertation, d’aide et d’information entre les demandeurs et les bailleurs sociaux, afin de fournir des logements certes aux loyers modérés mais de qualité. Par ailleurs, suite à l’appel de la Fondation Copernic, elle se mobilise lors de l’opération : “Pas touche à ma Poste ! ” pour la défense du service public de proximité. Elle prend part à la lutte contre l’ouverture du capital de celle-ci.

 

Convictions inébranlables

 

En tant que présidente de l’Union des élus socialistes et républicains de Basse-Normandie, Marie-Dominique Frigout avoue parfois déplorer le manque de dynamisme des instances du PS. Cette légère désillusion est compensée par l’attractivité des sections locales socialistes. « Nous avons une dizaine de postulants chaque mois. Ce sont généralement des actifs, autour de la quarantaine, qui veulent directement participer au changement en cours. Cette vague d’adhérents exigeants et motivés apporte une nouvelle vision du socialisme actuel, loin des clichés utopistes perpétuels », ironise-t-elle.

Marie-Dominique Frigout est élue conseillère régionale de Basse-Normandie pour un premier mandat de 2004 à 2010. Puis y revient en 2012 à la suite de la démission du précédent élu sur la liste. Elle est membre de la commission formation, développement économique, recherche et innovation et tourisme. Elle s’affaire au maintien de l’emploi pour les jeunes en décrochage scolaire. Localement, le secteur du nucléaire est une source d’emplois majeure, son père travaillait à la Hague dans le traitement du combustible nucléaire. Elle souhaite orienter les formations dans ce domaine inscrit sur le territoire, à l’exemple du projet Arcade qui fait chercher des laboratoires sur le traitement de cancers résistants potentiellement traitables par les radiations. Cette orientation lui vaut quelques mésententes avec les Verts au niveau national. Mais sur un plan local, socialistes et écologistes travaillent main dans la main.

Julien Bossu