Maisons d’assistants maternels : un bilan de la loi de 2010

La commission sénatoriale des affaires sociales a récemment publié un rapport dont Michelle Meunier (Loire-Atlantique) est co-auteur sur le développement des maisons d’assistants maternelles (MAM). Ce rapport dresse le bilan de la loi du 9 juin 2010. Mode d’accueil du jeune enfant constitué du regroupement d’assistants maternels au sein d’un local dédié et adapté, les MAM ont connu une forte progression au cours dernières années. On compte aujourd’hui plus de 1 200 MAM qui accueillent quelque 12 000 enfants. Alors que ces structures se sont d’abord développées dans l’ouest de la France, tous les départements sont aujourd’hui concernés, bien qu’on constate de très fortes disparités entre les territoires.

Au cours de leurs travaux, les rapporteurs du Sénat ont pu constater que la MAM permet un accueil personnalisé du jeune enfant tout en favorisant son épanouissement au sein d’un petit groupe. Le regroupement permet aussi de favoriser la professionnalisation des assistants maternels par l’échange de bonnes pratiques et change le regard porté sur une activité souvent considérée comme en marge du monde du travail car exercée à domicile. Si ce mode d’accueil forme aujourd’hui une part modeste de l’offre globale, il est appelé à se développer et constitue une réponse adaptée à des besoins locaux, notamment en milieu rural. Il retient donc l’attention des pouvoirs publics au niveau national comme au niveau local, ainsi que l’a montré l’élaboration d’un guide ministériel publié en mars dernier.

S’il ne semble pas pertinent d’imposer de nouvelles normes qui pourraient plus apparaître comme des contraintes que des garanties, il est nécessaire d’accompagner et d’orienter les porteurs de projet afin de promouvoir un accueil sécurisé et de qualité tout en intégrant les MAM dans une réponse globale et territoriale à la question de l’accueil du jeune enfant, estiment en résumé les rapporteurs du Sénat.