L’État amplifie la mobilisation pour l’emploi

Depuis 2012, François Hollande mobilise l’ensemble des services de l’État dans le combat pour l’emploi. Il l’a rappelé le 28 avril à la Maison de la Chimie, dans un auditorium rassemblant de nombreux préfets, sous-préfets, directeurs d’administration et commissaires au redressement productif. Manuel Valls, le Premier ministre, a tenu à évoquer le rôle essentiel de l’État dans cette politique : « Un État qui agit dans nos territoires, en lien avec les collectivités territoriales, au service des habitants ».

Conscient que « la bataille de l’emploi ne peut être réussie sans l’aide de tous », le Premier ministre demande à chacun de faire des efforts en tenant compte « des spécificités de chaque territoire, des faiblesses ». Un diagnostic territorial précis va être effectué en partenariat avec les acteurs socio-économiques locaux afin de déterminer les domaines les plus opportuns dans la lutte contre le chômage. François Rebsamen, ministre du Travail, souligne que « le passage par le plan local est une obligation pour accompagner les mutations économiques nécessaires à la reprise de l’emploi ». Dans les territoires, le chômage, particulièrement celui des jeunes, est un mal pesant. Les mesures prises apportent déjà des résultats, 120 000 emplois d’avenir ont permis à des jeunes, souvent avec peu de qualification, d’entrer sur le marché du travail. Le gouvernement s’est fixé l’objectif de signer 40 000 contrats d’avenir supplémentaires pour le premier semestre 2014. D’abord focalisé sur les jeunes, le gouvernement met désormais aussi l’accent sur les seniors.

François  Hollande a annoncé que des ajustements vont être apportés aux contrats de génération afin qu’ils soient plus en phase avec les attentes du marché du travail. Les entreprises pourront recevoir une aide plus élevée si elles embauchent un senior : cette aide est augmentée si le senior embauché est un sans-emploi de longue durée. Certains emplois ne trouvent pas preneur faute de formation.

Le chef de l’État a donc insisté sur l’apprentissage, qui « doit être une priorité », à la fois pour les jeunes et, nouveauté, il s’ouvre également aux seniors chômeurs de longue durée. « 100 000 formations qualifiantes pour 100 000 emplois qui existent », précise François Hollande.

Julien Bossu

Cette brève est extraite de la lettre des élus socialistes et républicains n°164, du 04 mai 2014

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