Les parlementaires s’interrogent sur les gaspillages d’énergie

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été mandaté par l’Assemblée nationale afin de cerner les freins aux innovations en matière d’économie d’énergie dans le bâtiment. Jean-Yves Le Déaut député de Meurthe-et-Moselle et 1er vice-président de l’OPECST, a étudié la question de la mesure de la performance énergétique des bâtiments : « Le bâtiment n’est pas un objet statique, il faut s’adapter à la mesure, les systèmes doivent évoluer, bien que la mesure reste la donnée la plus complexe à établir ».

La mesure des consommations énergétiques n’est pas chose facile :il faut mettre en lumière les points de gaspillage pour changer les comportements des consommateurs. « Nous devons pouvoir informer l’usager sur sa consommation au quotidien. Faire chauffer son eau pour le thé est-il plus énergivore dans une bouilloire ou au micro-onde? », interroge Jean-Yves le Déaut. L’ensemble des partenaires de l’énergie et du bâtiment insistent sur la nécessité d’offrir aux consommateurs une information plus précise et plus normalisée, à la manière de ce qui a déjà été entrepris dans le secteur de l’automobile avec les consommations de carburant avec un référentiel commun à tous. La prochaine Réglementation thermique, prévue pour 2020, devra prendre en compte la question de la mesure, tout en se posant la question de la valeur ajoutée de l’énergie.

Julien Bossu

Cette brève est extraite de la lettre des élus socialistes et républicains n°167, du 26 mai 2014

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