L’élue de la semaine : Laurence Fortin

laurence-fortin Gestion de projet

Laurence Fortin est maire de La Roche-Maurice (Finistère), vice-présidente de la Communauté de communes de Landernau et de la région Bretagne, chargée de l’aménagement territorial

Laurence Fortin s’est lancée dans la politique en 2002 ; le second tour de l’élection présidentielle l’a marquée. Pour faire bouger les choses, elle prend, avec son mari, sa carte au Parti socialiste le soir même du 21 avril. Elle est issue d’une famille engagée dans le monde associatif et a fait un passage par la Jeunesse ouvrière chrétienne, ce qui a favorisé son « ouverture aux autres », dit-elle. « Mon premier engagement a été pour l’éducation de mes enfants. En 1996, je suis devenue représentante des parents d’élèves au titre de la FCPE », explique Laurence Fortin.

Elle s’intègre rapidement au sein de la section socialiste. En 2005, elle en devient la secrétaire. Puis tout s’enchaîne. En 2008, elle est la suppléante de François Marc lors de son élection au conseil général et elle est appelée sur la liste conduite par le maire de La Roche-Maurice pour les élections municipales. Élue, Laurence Fortin devient adjointe chargée des finances. « J’ai eu cette chance d’être dans l’équipe sortante et quand le bilan est bon, la campagne est plus facile. J’ai beaucoup apprécié d’aller à la rencontre des gens, notamment lors des séances de porte-à-porte », ajoute-t-elle. Cadre bancaire de formation, Laurence Fortin a plus de vingt ans d’expérience professionnelle. Elle est depuis 2014 en disponibilité afin de se consacrer pleinement à ses mandats. « Mon premier mandat m’a permis la découverte des collectivités, je n’avais pas encore eu le temps de m’y intéresser, alors j’en ai appris les codes et le langage. À la banque, j’avais plutôt des relations avec le monde de l’entreprise. Le temps est plus long dans les collectivités. La notion de gestion de projet est bien plus longue », analyse Laurence Fortin.

Accompagner les territoires

En 2010, Laurence Fortin est élue au Conseil régional sur la liste de Jean-Yves Le Drian. « Je découvre les accompagnements de la région sur les territoires. Je suis référente pour le pays de Brest. La Bretagne est composée de 21 Pays, celui de Brest regroupe 89 communes. Je suis son intermédiaire à la région », explique Laurence Fortin. Elle prend la présidence de la commission économique de la région en 2012.

Lors des dernières régionales en 2015, Laurence Fortin figure de nouveau sur la liste de Jean-Yves Le Drian. La logique prévoyait une démission du ministre de la Défense pour cause de présidence de région, mais les attentats à répétition ont modifié les plans. Laurence Fortin est élue vice-présidente chargée de l’aménagement du territoire, poste autrefois occupé par Marylise Lebranchu : « Nous signons avec les territoires des contrats “Région-Pays” qui soutiennent les collectivités dans leurs politiques. Le principe est de garantir à chaque territoire une enveloppe financière pour qu’il puisse mener à bien ses projets ». Chaque pays définit des axes prioritaires. Par exemple, celui de Brest a ciblé l’économie, l’attractivité et l’aspect maritime. Chaque contrat est préparé en adéquation avec les attentes de chacun des pays. Ils sont définis pour la période 2014-2020 avec une revoyure en 2017. Ces aides peuvent aider à la réalisation de salles culturelles, à l’aménagement de bourgs ou à soutenir une école et peuvent également être versées à des associations travaillant aux côtés des collectivités.

Depuis les dernières municipales, Laurence Fortin est maire de La Roche-Maurice et vice-président de la Communauté de communes du Pays de Landerneau, chargée des finances et de la prospective. « Nous essayons le plus possible de faire participer les habitants. Nous avons organisé une souscription populaire pour la rénovation de l’église. Lors de la dernière rentrée scolaire, nous avons choisi de mettre en place une association “TAP” qui structure les associations et les particuliers souhaitant participer aux temps périscolaires. Depuis la mise en place des TAP dans les écoles, l’image de la collectivité auprès des activités scolaires a changé », conclut Laurence Fortin.

Julien Bossu

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