L’élue de la semaine: Violaine Thériot-Gillet

Violaine GilletIdées, rêves, Saône-et-Loire et vaste monde…

Elue conseillère départementale de Saône-et-Loire en mars dernier, Violaine Thériot-Gillet retrouve en tant qu’élue une assemblée qu’elle connait bien…

Les nouveaux élus des soirs de défaite portent toujours une part des espoirs de leur camp pour les échéances suivantes. Violaine Thériot-Gillet a été élue conseillère départementale du canton de Gergy en binôme avec Jean-Paul Diconne, conseiller général sortant, en mars dernier. Le combat fut rude, mais grâce à une énergie de tous les instants, le ticket socialiste l’a emporté. Au coude à coude avec le Front national, en triangulaire, l’équipe qu’ils ont formée s’est finalement imposée, enlevant donc un canton qui n’avait rien de facile dans un contexte national et local particulièrement compliqué.

Violaine Thériot-Gillet a toujours eu le sens du service public. Elle a choisi de s’engager en politique pour faire valoir sa vision de la République. Citoyenne à la conscience politique aiguisée, Violaine ne se voyait pas forcément s’engager dans le cursus honorum classique du responsable politique. Lorsqu’on lui demande pourquoi elle s’est engagée en politique, la réponse fuse, dans un sourire : « Contre la peste blonde ! ». Et d’embrayer sur l’inquiétude que cette maman de deux jeunes garçons éprouve devant la montée du FN et sur sa volonté de défendre un idéal et une certaine idée de la société française. Violaine Thériot-Gillet a étudié à l’IEP de Lyon puis à Genève à HEI (Hautes études internationales), où elle s’est passionnée pour le vaste monde et le droit international public. Les enjeux mondiaux déterminent son parcours universitaire mais c’est également une vraie conscience sociale qui anime la jeune femme. Elle entre à l’ANPE, devenue depuis Pôle Emploi, où elle exerce différents postes au fil des années avec au cœur une exigence portant haut l’idée de service public. Elle travaille, à l’époque, dans la Bresse louhannaise, dont l’élu d’alors n’est autre qu’Arnaud Montebourg… En 2011, elle devient sa directrice de cabinet à la présidence du Conseil général. Il s’agit d’un « moment révélateur ». Elle découvre « l’envers du décor » de la politique locale, les heures passées à faire avancer des dossiers et des élus locaux totalement dévoués à leur mandat, jour et nuit. Elle connaît bien le département, ses réalités économiques et sociales, sa population et les enjeux qui lui sont liés. Occupant un poste politique, auprès d’un élu alors en campagne pour les primaires socialistes d’octobre 2011, elle se familiarise très vite avec l’institution départementale. Donner du sens au projet qu’elle porte, en connaître le moindre détail, c’est un peu la marque de fabrique de Violaine Thériot-Gillet. Cette expérience au cabinet d’Arnaud Montebourg est une incitation à s’engager davantage, cette fois en tant qu’élue.

Adjointe au maire de Gergy depuis 2014, elle est en charge des affaires sociales, de l’enfance et de la jeunesse et a appliqué avec succès la réforme des rythmes scolaires, avec une équipe d’animateurs dotée d’un véritable projet pédagogique. En campagne électorale, pas plus que dans ses différentes fonctions, Violaine Thériot Gillet ne laisse rien au hasard. Ainsi, une Chaîne youtube annonçait les réunions du tandem qu’elle formait avec Jean-Paul Diconne. De sa dernière campagne, Violaine Thériot-Gillet retire inquiétudes et raisons d’espérer, constatant la difficulté croissante qu’il y a à s’adresser au collectif et, hélas, une tendance croissante à un repli individualiste. S’opposer en proposant, c’est un peu la logique de Violaine Thériot-Gillet, qui porte à la fois une part des nouveaux espoirs de la gauche saône-et-loirienne mais aussi une conception exigeante de la politique et du débat public. La République a besoin de refondateurs, Violaine Thériot-Gillet sera au rendez-vous.

Gaël Brustier

Ce portrait est extrait de la lettre de Communes de France n°212-213 du 22 mai 2015

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