L’élue de la semaine: Sandrine Laffore

Sandrine LafforeFace aux vents contraires, encore plus volontaire!

Elue agenaise, elle a été candidate aux élections européennes dans la circonscription du Sud-Ouest. Sandrine Laffore est devenue récemment première secrétaire du PS en Lot-et-Garonne et fait partie de ces élues qui, opiniâtrement et avec passion, défendent leurs idées

De solides convictions, un tempérament énergique, Sandrine Laffore est une “militante du concret”, du quotidien, de ceux qui font la force du PS et de l’enracinement des socialistes dans les collectivités locales. Sandrine Laffore s’est engagée au PS à l’âge de 18 ans, d’abord par le MJS. Entre le PS et elle, c’est l’histoire d’une fidélité et l’histoire d’espoirs constamment nourris d’une société meilleure. Après la disparition prématurée de son père, maire et conseiller général de Montayral (cité sise non loin de Fumel), Sandrine Laffore choisit d’adhérer à la section de sa petite ville d’origine. Dès lors, son histoire sera faite d’un engagement constant, de toutes les campagnes, auprès des militants de son département. Cet engagement passe notamment par une première élection, en 1995. Jusqu’en 2001, elle fait partie de l’équipe municipale de Montayral. Cette première expérience, dans cette commune de 3000 habitants, lui reste bénéfique.

Atouts économiques 

Au tournant des années 2000, sa vie professionnelle l’éloigne provisoirement du Lot-et-Garonne. Elle part dans l’Eure, où elle devient d’ailleurs secrétaire de section. Mais tout la ramène chez elle, dans son département, et c’est à Agen qu’elle s’installe finalement. Agen, n’est pas seulement célèbre pour ses pruneaux, c’est aussi notamment une ville d’industrie pharmaceutique. Agen subit aujourd’hui la crise, durement, et avec les conséquences sociales que l’on devine. Située à équidistance de Bordeaux et Toulouse, Agen a pourtant de solides atouts.

Jusqu’en 2008, c’est une ville socialiste. La conquête de la ville par la droite vaut à Sandrine Laffore un nouvel éloignement professionnel, mais solidement attachée à Agen, c’est là qu’elle reste vivre et qu’elle continue de militer. Au cours de la dernière campagne, elle était deuxième sur la liste emmenée par Emmanuel Eyssalet. La gauche n’est pas parvenue à reprendre la ville à l’édile UDI mais une équipe s’est constituée et l’union de la gauche locale, si elle n’est pas achevée, a progressé. Pendant toute la campagne, Sandrine Laffore travaille au programme municipal, un programme qu’elle veut à l’image des collectivités socialistes les plus innovantes, et dont elle remarque avec malice que deux idées – l’open-date et les “horodateurs intelligents” – ont déjà été reprises par le maire actuel. Son expérience précédente d’élue dans sa petite ville d’origine lui sert. A Agen, avec ses collègues de l’opposition, elle s’efforce de défendre les idées portées au cours de la campagne.

Rebâtir et renforcer

Sandrine Laffore est aussi depuis longtemps un pilier de la fédération socialiste du Lot-et-Garonne, une fédération qui a souffert au cours de l’année 2013 mais que les élus, responsables et militants s’efforcent de rebâtir, de renforcer et de dynamiser. Chargée de la coordination au sein de la Fédération, elle travaille avec Matthias Fekl, puis lui succède à la tête de la fédération après l’entrée de ce dernier au gouvernement en septembre 2014. C’est un choix délibéré qui pousse le nouveau secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, à la Promotion du tourisme et aux Français de l’étranger, à ne pas cumuler avec ses fonctions dans le parti. C’est logiquement que cette infatigable militante assure donc l’animation de la fédération jusqu’au prochain congrès. Quand les vents sont contraires, quand le navire tangue, Sandrine Laffore est sur le pont. Toujours.

Gaël Brustier

Ce portrait est extrait de la lettre de Communes de France n°194 du 6 janvier 2015

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