L’élue de la semaine : Marlène Thibaud

Une volonté d’agir intacteMarlne Thibaud

 

Six ans qu’elle exerce le mandat de maire à Camaret-sur-Aigues (Vaucluse, 4 600 habitants). En mettant fin au long mandat de son prédécesseur UMP, Marlène Thibaud continue d’incarner le renouveau de la cité provençale.

Marlène Thibaud s’est investie de longue date dans la vie politique locale En qualité de parent d’élève, pour commencer. En tant qu’actrice à part entière du tissu associatif, ensuite. « J’ai participé à la rédaction d’une feuille de choux contre le maire UMP, Paul Durieux, qui a dirigé la ville pendant 25 ans, précise-t-elle. Les réalisations ne correspondaient pas à nos aspirations et nous l’avons fait savoir ». Elle adhère au Parti socialiste au lendemain du 21 avril 2002. Se définit comme “humaniste”, militante et femme de terrain. Toujours disponible et à l’écoute. Appréciée de tous. Ce qui lui vaut dès 2001 d’être tête de liste aux municipales. « Nous étions cinq à intégrer le conseil, dans l’opposition », se souvient-elle. Pendant six ans, elle fourbit ses armes, se prépare aux échéances futures.

En 2008, Marlène Thibaud devient maire. Avec des projets plein la tête. « Je n’ai pourtant jamais cherché à être tête de liste, confie t-elle. J’ai longtemps été une “petite main”. Les choses se sont faites naturellement au terme d’un long parcours militant ». Depuis, elle a su donner corps à ses convictions, en développant le lien social et la convivialité. « C’est une lourde responsabilité, concède t-elle. Il faut accepter de prendre des coups, mais j’ai les épaules larges ».

Partage et convivialité

Une fois élue, cette ancienne assistante en informatique décide de se consacrer pleinement à son mandat. « J’ai pris six ans de disponibilité pour assumer ma fonction élective. C’était une décision importante, d’autant que nous avons engagé d’importantes réformes dans les domaines de l’environnement, du développement durable et de la petite enfance. Nous avons travaillé également sur l’aménagement de la voirie et l’accessibilité des lieux publics au handicap. Tout a été pensé dans ce sens ». Le Plan de déplacement urbain (PDU) subit un véritable lifting. Parallèlement, Marlène Thibaud et son équipe procèdent à la réhabilitation d’une ferme de 500 m2 pour en faire un centre intergénérationnel. « Un lieu de partage et de convivialité, incluant des services de proximité, la mission locale et toute une gamme d’offres qui rayonnent sur le village, et au-delà », souligne l’élue, vice-présidente de la Communauté de communes.

« Je me suis attachée à rassembler en créant de la transversalité entre la municipalité, le tissu associatif et la population, ajoute-t-elle. Avec l’ambition de favoriser les échanges et de permettre aux habitants de se réapproprier leur lieu de vie ». De nombreux commerces ont pu à nouveau ouvrir leurs portes, avec quelques dizaines d’emplois supplémentaires à la clé. La ville s’attache également à encourager le maintien à domicile des personnes âgées et a mis l’accent sur la rénovation du patrimoine.

« Les femmes doivent s’engager en politique, conclut Marlène Thibaud. Ne serait-ce que parce qu’elles portent un autre regard sur l’action locale et ont le recul nécessaire pour affronter des situations conflictuelles. Elles ont une autre façon d’appréhender les affaires de la cité. Or, la volonté d’agir permet de surmonter les difficultés ». Rendez-vous fin mars pour un nouveau défi.

Bruno Tranchant

 

Dans le même numéro de Communes de France:

Le sommaire de la newsletter n°149 du 19 janvier 2014

L’édito de la semaine, par Jean-Claude Peyronnet : « Parlementaires : être présent autrement dans les territoires »