L’élue de la semaine: Gisèle Printz

Gsle PrintzLe temps du retrait

Gisèle Printz, sénatrice de la Moselle, a décidé de se retirer de la vie politique le 1er septembre dernier. Après 18 années passées au Sénat et plus de trois décennies au service des autres et de ses concitoyens, Gisèle Printz souhaite consacrer son temps à des activités plus personnelles.

 Au cours de ses différents mandats, Gisèle Printz a su défendre les valeurs humanistes et socialistes qui lui sont chères. Ce n’est ni par perte de convictions, ni pour raison de santé mais simplement parce que le temps était venu qu’elle a décidé de se mettre en retrait de la vie politique.

Avant l’engagement en politique, la sénatrice honoraire a commencé son parcours militant par le syndicalisme et le monde associatif. Originaire de Serémange-Erzange, dans la vallée sidérurgique de la Fensch, Gisèle Printz vient d’une famille ouvrière engagée dans le syndicalisme.

Après un Cap de sténodactylo, elle rejoint l’entreprise ou travaille son père en temps que dactylo. Elle a mis son activité professionnelle entre parenthèses le temps d’élever ses trois enfants. Après 17 ans d’absence, elle retrouve sa place, adhère à la

CFDT puis devient déléguée du personnel. Pour Gisèle Printz, il est essentiel de faire face aux problèmes, d’améliorer les choses par un travail en commun, à plusieurs : « Réfléchir, proposer, agir ensemble, c’est plus efficace ! ». Ainsi, concernée par les problèmes de l’école, elle est convaincue de la nécessité d’y répondre avec d’autres, que l’échange d’idées sera la solution. Elle devient présidente de l’association de parents d’élèves de Fontoy, puis à Hayange.

Le soutien aux mairies

C’est tout naturellement que son parcours militant la conduit vers la politique. Elle y fait ses premièrs pas en 1983, au sein du conseil municipal de sa commune de naissance. La même année, elle adhère au PS. En 1994, Gisèle Printz devient conseillère générale de Hayange. Elle fait son entrée au Sénat en 1996, en remplacement de Charles Metzinger. Elle sera réélue en 2001 et 2011. Son mandat de sénatrice s’est fait en conservant une proximité avec la vie quotidienne des Mosellans. Elle mit à contribution sa méthode du “agir ensemble” pour enrichir son expérience, à la rencontre des maires de son département.

« Avec mon collègue sénateur Jean-Marc Todeschini, nous les voyons individuellement, ils peuvent nous faire part de leurs projets, de leurs réussites. Notre soutien est ainsi plus concret, plus pertinent », précise Gisèle Printz.

Sans faire de jeunisme, Gisèle Printz souhaite laisser sa place à un élu plus jeune, plus en phase avec la représentativité de la société française. Ce qui n’est pas encore le cas pour la Chambre haute, à la moyenne d’âge assez élevée. « Il faut laisser aux jeunes élus la possibilité de prendre le relais. Il faut partager si on veut donner envie aux jeunes de s’engager », explique-t-elle.

Gisèle Printz a fait sien le combat pour la parité. En 2004, elle devient vice-présidente de la délégation sénatoriale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.

En 2005, elle est membre de la commission nationale contre les violences envers les femmes A la veille de quitter son dernier mandat, elle a tenu à « réaffirmer que l’égalité entre les hommes et les femmes n’est toujours pas acquise, que la parité n’est toujours pas naturelle et qu’obtenir l’égalité des chances est un combat quotidien dans lequel j’espère voir de jeunes militantes et militants syndicaux ou politique s’engager ».

Julien Bossu

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