L’élu de la semaine : Yves-Marie Rivemale

 Proposer des services publics de qualité

Yves-Marie Rivemale est maire de la commune nouvelle de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton dans l’Eure. Il est également élu à la communauté de communes Interco Normandie Sud Eure

Yves-Marie Rivemale partage son temps entre son cabinet médical, qu’il gère le matin et l’après-midi qui est consacrée à son temps politique. Du plus loin qu’il s’en souvienne, Yves-Marie Rivemale pense qu’il a toujours été intéressé par le fait politique. Dès son adolescence, il se prend d’intérêt pour le combat contre l’abolition de la peine de mort. « Encore au lycée, au début des années 1970, j’ai violemment défendu la cause des abolitionnistes. Cette cause me tenait viscéralement à cœur. Cette mouvance était principalement soutenue par des gens de gauche, c’est donc tout naturellement que je me suis rapproché du Parti socialiste et que j’y ai adhéré en 1978 », explique Yves-Marie Rivemale. Alors étudiant en médecine, il prend conscience de la difficulté de l’accès aux soins de certains et s’écœure de la médecine à deux vitesses, notamment en ce qui concerne les consultations privées et publiques.

Prendre le temps

Yves-Marie Rivemale a fait ses études de médecine à Paris et en Charente-Maritime puis, il les a complétées par une spécialisation en biologie à l’Institut Pasteur. Il continue par la suite de se former, dans la médecine d’urgence cette fois. Depuis son retour sur la commune, en 1987, Yves-Marie Rivemale sera, pendant de nombreuses années médecin auprès des pompiers de Verneuil-sur-Avres. Il reprendra également le laboratoire d’analyses médicales paternel. En 1989, alors âgé de 31 ans, Yves-Marie Rivemale est élu sur la liste menée par Jacques Demaire pour les élections municipales. « Jacques Demaire est l’une des personnes qui ont marqué mon engagement en politique. Il est le maire qui a su développer et dynamiser Verneuil-sur-Avres. C’est donc tout naturellement que j’ai accepté de faire partie de sa liste », explique Yves-Marie Rivemale. En 1995, il est de nouveau élu et rejoint les rangs de l’opposition lorsque la mairie passe sous le pavillon du centre-droit. Ce sera encore le cas pour la période 2008-2014. En 2001, il est sur la liste du socialiste Christian Perron, qui remporte la mairie. Puis, en 2012, lors des élections législatives, il est le suppléant du candidat Michel Champredon dans la première circonscription de l’Eure. Aux municipales de 2014, Yves-Marie Rivemale est pour la première fois tête de liste. Il choisit de monter une liste d’intérêt local ouverte à la société civile et aux autres sensibilités politiques, tant que celles-ci sont républicaines et qu’elles placent l’intérêt commun au centre de leurs préoccupations. « Un bon maire est un maire présent sur sa commune, être au contact des habitants et surtout prendre le temps de l’écoute », ajoute Yves-Marie Rivemale.

Avoir la vision du bassin de vie

Aujourd’hui, Yves-Marie Rivemale tient à compenser le déficit de communication de sa commune pour mettre en avant son patrimoine architectural et historique : « Nous travaillons avec l’Office du tourisme afin de redynamiser l’attraction touristique locale. D’ailleurs, dès le mois de septembre prochain nous allons mettre en place une voie verte entre le centre de vacances voisin et le centre-ville », ajoute Yves-Marie Rivemale. Verneuil-sur-Avres est une commune limitrophe d’un célèbre centre de vacances, dont les “vacanciers” avaient pour habitude de rester en son sein. Les choses sont en train de changer. Il y travaille de concert avec la direction du centre. « Verneuil-sur-Avres est également la capitale de l’Eure. Et comme elle est éloignée des autres villes centres, nous nous devons de proposer des services publics de qualité à nos administrés. Mais aussi des commerces de proximités et des grandes surfaces en bordure de la ville », précise Yves-Marie Rivemale, qui a également pour projet l’ouverture d’une maison pluridisciplinaire de santé afin de ne pas sombrer dans le désert médical.

Depuis le 1er janvier dernier sa commune a fusionné avec celle de Francheville pour créer celle de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton : « Cette fusion vise à anticiper l’obligation de fusion de communes prévues. Nous sommes deux villes proches ayant de nombreuses relations. Elle nous permet de maintenir sur le territoire de nombreux services locaux. Nous avons eu des contacts avec d’autres communes, mais cela ne s’est pas fait, pas encore », conclut Yves-Marie Rivemale.

Julien Bossu