L’élu de la semaine : Nicolas Rouly

La carte jeune de la Seine-MaritimeMarie Rouly

Nicolas Rouly a été élu président du Conseil général de Seine-Maritime le 22 janvier. Il succède à Didier Marie, devenu récemment sénateur

Nicolas Rouly est très tôt préparé à l’ouverture sur l’autre. Issue d’une famille militante, il est le fils d’une lignée maternelle d’institutrices. Son enfance, il la passe à Dreux, à l’époque où le Front national s’implante localement. Ce contexte le pousse à un engagement politique précoce. Il n’a pas encore 16 ans lorsqu’il prend sa carte au PS, en 1992. L’année suivante, il se lance dans l’aventure du MJS avec Benoît Hamon. Il devient secrétaire national chargé de l’élaboration du projet. C’est en 1995 qu’il passe du militant à l’élu. Laurent Fabius le prend sur sa liste aux élections municipales à Grand-Quevilly. Nicolas Rouly est élu conseiller municipal. Actuellement, il est maire adjoint de cette commune de la banlieue rouennaise, en charge des affaires scolaires. Après le lycée, il se lance dans des études de sciences politiques, étudie le droit public puis il passe par l’école d’avocat. Il le devient en 2002 au barreau de Rouen. Trois ans plus tard, il crée son propre cabinet, qui se spécialise dans la défense des collectivités territoriales et des étrangers.

Un département solide et solidaire

En 2008, il entre à l’Assemblée départementale en tant qu’élu de Grand-Quevilly. Il en est le benjamin. Nicolas Rouly devient le président du groupe socialiste du Conseil. En 2011, il accède à la vice-présidence et s’occupe des questions de jeunesse. Le 22 janvier 2014 est pour lui une journée particulière : c’est celle de son accession à la tête du département. Soutenu par le président sortant, il est élu confortablement avec 44 voix sur 69. « J’exprime toute ma gratitude pour le soutien unanime manifesté. Merci de votre confiance », sont les premiers mots adressés à ses camarades. Cette élection reflète une logique collective de rajeunissement du département, et vient couronner vingt années d’engagement local. Le 22 janvier fut aussi l’occasion d’élire les vice-présidents et les membres de la commission permanente. Son premier vice-président n’est autre que Frédéric Sanchez, le maire de Petit-Quevilly et président de la CREA, la Communauté d’agglomération de Rouen.

Dès sa prise de fonction, Nicolas Rouly annonce sa volonté de faire de son département un territoire « plus solide et plus solidaire ». Il prévoit de suivre trois axes autour de la solidarité. Tout d’abord une solidarité sociale : il souhaite faire renouer le département avec une dynamique efficace de retour à l’emploi et une politique d’insertion. Ensuite une solidarité générationnelle ; il mise à la fois sur « une politique jeunesse ambitieuse » et sur l’autonomie des seniors. La Seine-Maritime est l’un des vingt départements qui expérimente la “garantie jeune”. Enfin une solidarité géographique. Nicolas Rouly veut « un lien plus fédérateur entre les différents territoires et toutes les caractéristiques du département ». La Seine-Maritime est en phase de mutation. « Développer les infrastructures est indispensable pour accroître son attractivité », précise Nicolas Rouly. L’aménagement numérique du territoire avec un déploiement du très haut débit qui sera effectif dans 5 à 15 ans, participe de cette attractivité. Tout comme la ligne nouvelle Paris Normandie. « Cet axe ferré est un enjeu majeur pour la desserte de la Normandie et pour le dynamisme de la Seine-Maritime», conclut le nouveau président du département.

Julien Bossu

Ce portrait est extrait de la newsletter n°151 du 2 février 2014.