Des services publics à préserver, par Louis Mohamed Seye

Des services publics à préserverSeyes

Les décisions courageuses et émancipatrices prises par le Conseil national de la Résistance après la Deuxième Guerre mondiale n’ont pas été respectées par le pouvoir passé. La RGPP a accompli ses méfaits programmés concernant les besoins sociaux de nos compatriotes. Des pans entiers de notre économie ont été livrés au secteur privé au détriment du service public.

L’Union européenne – même si elle reconnaît des “services d’intérêt général” et des “services d’intérêt économique général” – joue également un rôle dans cette marchandisation. Il nous revient d’imposer le service universel ou de biens fondamentaux pour garantir des services publics européens protégés par une Europe sociale. De cette dernière, le gouvernement précédent, celui de Nicolas Sarkozy, n’en a eu cure ; il a démantelé froidement et méthodiquement les services publics dans tous les secteurs (santé, éducation, sécurité, etc.). Cette casse du service public inacceptable a atteint, en premier lieu, les populations les plus fragiles.

Heureusement et en contrepoids, les élus socialistes et républicains, “bons gestionnaires des collectivités territoriales”, ont su préserver les services publics locaux pour répondre aux besoins des habitants. Nos élus ont participé activement à la mise en place des Maisons des services publics pour permettre l’accès aux services publics à tous les citoyens. Il en existe 350 sur le territoire national. D’autres espaces multiservices existent ; on dénombre environ 7 000 sites.

Le service public, c’est aussi l’engagement citoyen pour l’améliorer et/ou le maintenir par le biais des associations ou des comités d’usagers. Ainsi, la participation citoyenne est une réalité sur nos territoires notamment par le biais des conseils de quartiers. À cet égard, nos démocraties locales incarnent pleinement les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité, laïcité.

Cela pour écrire que les élus socialistes et républicains associent étroitement leurs concitoyens à la réflexion sur l’aménagement du territoire, le développement social urbain ou l’amélioration des transports, par exemple pour favoriser le lien social et le « vivre ensemble ».

Concluons sur une bonne nouvelle : la bataille de la modernisation de notre pays est en passe d’être gagnée par l’État. L’évolution de la décentralisation dans l’ensemble de notre pays renforcera les services publics.

Louis Mohamed Seye, secrétaire national du PS à l’égalité citoyenne, adjoint au maire de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne)

Cet éditorial est extrait de la newsletter n°151 du 2 février 2014.