Le sport, d’intérêt public

Le think tank Sport et Citoyenneté, “lobby assumé pour un sport citoyen”, organisait le 5 décembre au Sénat une table ronde intitu­lée : “Sport, Santé, Environnement : et si la France devenait précurseur ?” Autour de multiples intervenants, dont Sébastien Chabal, le fondateur de Chabal Sport Citoyen, ou Brigitte Deydier, triple championne du monde de judo, les tables rondes se sont succédé pour réfléchir à l’activité physique et ses actions possibles en faveur de l’environnement et de la santé publique. La situation est en effet alarmante. La génération à venir risque, « pour la première fois dans l’histoire », d’avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents. L’inactivité physique est en effet la première cause de mortalité évitable alors qu’un tiers de la population mondiale est déjà en surpoids et que 42 % des Français pratiquent moins de 10 minutes d’activité physique chaque jour.

Or les rapports entre sport et santé ne sont plus à démontrer : selon l’INSERM, il faudrait « au moins 30 minutes d’activité phy­sique d’intensité modérée » quotidienne pour garantir une bonne santé tandis qu’elle devrait être de 60 minutes pour les moins de 18 ans. C’est pourquoi Chantal Jouanno (UDI) et David Assouline (PS), autour d’une question qu’ils ont qualifié de « ni de gauche ni de droite, mais d’intérêt public » se sont engagés à défendre dans la loi de santé 2015 des dispositions de promotion du sport. Le sénateur de Paris David Assouline concluait ainsi la table ronde en appelant le politique à se saisir du sport, « cet espace d’éducation et cette source de lien social dont l’action positive pour la société est inchiffrable ».

Julien Czaniecki

Cette brève est extraite de la lettre de Communes de France n°191 du 14 décembre 2014