L’Anru prépare le nouveau programme de renouvellement urbain

« L’action de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) a porté ses fruits », se félicite Pierre Sallenave, son directeur général. Au 15 janvier, 397 conventions ont été signées pour 45,788 Md€ d’investissements, dont 11,6 Md€ de subventions Anru. Ces opérations représentent 140 495 logements produits, 317 572 réhabilités, 144 752 déconstruits et 353 040 résidentialisés.

Après dix ans d’existence, lAgence se prépare au lancement du nouveau programme de renouvellement urbain (NPNRU), dont le budget pluriannuel (2014-2024) s’établit à 5 Md€. Avec l’effet levier, 20 Md€ d’investissements sont attendus. L’Anru aura compétence à intervenir dans tous les quartiers de la politique de la ville – 1 200 à 1 300 quartiers –, mais ses crédits seront concentrés dans 230 sites prioritaires, dont environ 30 en outre-mer, dont la liste sera arrêtée « probablement en plusieurs fois » par François Lamy, ministre délégué à la Ville, « sur proposition de l’Anru ». L’agence interviendra dans les quartiers présentant des “dysfonctionnements urbains” et qui ont besoin de “configuration des lieux”. Les premiers contrats de ville devraient être signés fin 2014. Selon le directeur général, l’ambition de l’agence est de « donner une ambition forte aux gens qui habitent ces quartiers ». Pour ce faire, l’agence compte sur une participation accrue des habitants mais aussi sur des partenariats avec les acteurs locaux, en particulier pour le développement économique. « Nous souhaitons faire venir des investisseurs privés le plus en amont possible et les accompagner dans la durée ». Cette possibilité de co-investir dans les quartiers en politique de la ville a été donnée à l’Anru par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, adoptée le 13 février.

Dominique Maurel

Cette brève est extraite de la newsletter n°156 du 9 mars 2014