Lancement du fonds « Croissance Rail »

© Gérard Crossay - MEDDE

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Le ferroviaire constitue une filière particulière en France. Le rail, c’est la perspective et la promesse de métropoles connectées, des zones isolées aux cœurs de ville : en témoigne le projet du Grand Paris Express, lancé par le gouvernement. La France compte aujourd’hui près de 30 000 km de réseau ferré en 2013, et ce sont près de 130 millions de voyageurs qui le parcourent chaque année rien que pour la SNCF.

 Le rail est un pilier des infrastructures de transport, mais constitue également une filière industrielle majeure par son poids économique, le nombre d’emplois, de métiers et de compétences qu’il mobilise. C’est conscient de l’excellence française dans ce domaine, mais aussi des défis qui sont autant d’opportunités pour le pays, qu’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et Frédéric Cuvillier, ministre en charge des Transports, de la Mer et de la Pêche, ont annoncé la création d’un fonds « Croissance Rail » qui porte l’ambition d’une France qui se déplace et produit mieux.

« Croissance Rail » : une promesse d’innovation et de compétitivité

« Croissance Rail », ce sont près de 40 millions d’euros dédiés à la filière ferroviaire, en partenariat avec BpiFrance et les acteurs structurants de la filière : à savoir avec Alstom Transport, la SNCF, Bombardier Transport et la RATP. L’objectif de ce fonds est d’investir en tant qu’actionnaire minoritaire de long terme dans des entreprises performantes présentant un fort potentiel de croissance en France et à l’international. Il s’agit de fédérer ces « pépites » et de renforcer leurs capacités à l’innovation et à la compétitivité, afin de faire émerger des ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui consolident la filière française.

Pierre Farin, anciennement Responsable à la Direction des acquisitions du groupe Egis, a été nommé Directeur d’investissements du Fonds Croissance Rail. Il aura la tâche de renforcer le tissu de PME et de soutenir son développement afin de pérenniser le modèle économique de la filière française, sa capacité à l’innovation et au positionnement sur les marchés européens et mondiaux. Le gouvernement a donc fait le choix de soutenir un secteur stratégique qui emploie aujourd’hui 84 000 personnes, et demain, bien davantage.