L’agriculture au cœur de notre ambition pour la France, par André Viola

Edito - Andre Viola

Alors que le Salon international qui lui est dédié vient de fermer ses portes, l’agriculture n’en reste pas moins au coeur de l’actualité politique. Loin du tumulte médiatique de la Porte de Versailles, ce sont au gouvernement, dans les instances européennes et dans les collectivités territoriales que se joue l’avenir de notre agriculture.

La réforme de la Politique agricole commune mobilise notre ministre de l’Agriculture et les députés européens socialistes qui oeuvrent pour la réorienter pour une meilleure prise en compte de la diversité de nos agricultures.

C’est, en substance, le message qu’a délivré Stéphane Le Foll lors de sa rencontre avec des élus en charge de l’agriculture venus de toute la France lors du séminaire organisé par la FNESR les 1er et 2 mars derniers. Une rencontre qui fût l’occasion d’échanger sur le modèle de développement de l’agriculture et sa participation au pacte productif voulu par le Président de la République.

Les enjeux sont nombreux pour ce secteur qui est l’un des principaux employeurs. C’est pour cela que c’est d’abord vers la création de valeur ajoutée et d’emplois, à travers des agricultures durables, diverses et performantes que s’oriente la politique gouvernementale.

La diversité des territoires en France représente à ce niveau un atout indéniable. Les élus locaux ont à prendre toute leur place dans ce débat tant l’agriculture touche à l’aménagement du territoire, à l’occupation des espaces, au développement de l’économie rurale et de proximité. C’est en recherchant les complémentarités entre les orientations nationales du gouvernement et les politiques locales des collectivités que nous ferons de l’agriculture l’un des fleurons du développement de la France, du maintien de la cohésion sociale et territoriale.

Les agriculteurs veulent vivre du fruit de leur travail. Ils contribuent à notre richesse collective. Alors que certains secteurs sont en crise et que d’autres prospèrent, l’avenir du secteur passe par un soutien à la diversité de nos agricultures, au développement des circuits variés de production et de commercialisation, tout cela dans le respect de l’environnement.

Dans cette optique, la mobilisation de tous, en lien avec les acteurs du monde agricole, pour une meilleure répartition des aides, plus équitable, doit être recherchée avec la nécessité de soutenir notamment les productions qui nécessitent le plus de main d’oeuvre.

La loi sur l’avenir de l’agriculture est l’occasion pour le gouvernement de fixer le cap de la politique agricole de la France. Elle est aussi l’occasion pour nous, élus socialistes et républicains, de nous mobiliser et d’être forces de proposition. Pour être utiles à nos agricultures, à nos territoires et à notre pays.

André Viola, président du Conseil général de l’Aude, délégué national de la FNESR à l’agriculture