Un revenu de base pour les jeunes expérimenté par le conseil départemental de Haute-Garonne

Réélu début juillet, le président PS du conseil départemental de Haute-Garonne, Georges Méric, fait de la justice sociale sa priorité politique avec une mesure phare : l’expérimentation d’un revenu minimum pour deux mille jeunes.

Le revenu de base ou universel n’est pas une idée nouvelle. En 2017, c’était l’une des idées phares du candidat Benoît Hamon à la présidentielle. En décembre 2020, 24 présidents socialistes de départements avaient signé une lettre ouverte aux parlementaires pour demander une ouverture de la généralisation de ce revenu de base, et une base juridique et légale pour l’appliquer dans les territoires. Si les parlementaires du groupe socialiste de l’Assemblée nationale n’ont pu faire aboutir, en 2020, une proposition de loi portée par Boris Vallaud visant à étendre le Revenu de solidarité active (RSA) aux jeunes de 18-25 ans, le PS n’a pas désarmé sur le sujet. Et compte sur ses élus locaux pour expérimenter et être des pionniers en la matière.

Le dispositif prévu par le conseil départemental est déjà bien ficelé, Georges Méric explique : « Avec ou sans loi, nous allons le faire. Et je pense que les 18 autres départements engagés dans la démarche du revenu de base vont nous emboîter le pas. Dès 2022, l’expérimentation pourrait concerner 2 000 jeunes de 18 à 25 ans, étudiants ou pas, sélectionnés avec le Crous et les missions locales. Sur la base de 500 € par personne et par mois pendant un an, ce serait un budget de douze millions par an environ. L’expérimentation devrait porter sur 18 ou 24 mois. Nous montrerons alors ce qu’a apporté une gauche de solutions. »

Ce type d’aide pour les jeunes a également été repris par la présidente de la région Occitanie Carole Delga. Dans son programme, figurait la mise en place d’un « revenu écologique » pour les jeunes.