RSA aux moins de 25 ans refusé par le gouvernement : la réaction de nos Sénateurs

En rejetant la proposition de loi du groupe Socialiste Ecologiste et Républicain, la majorité sénatoriale et le Gouvernement ont refusé d’apporter une réponse rapide et efficace à la situation d’extrême précarité que connaissent de plus en plus de jeunes Français aujourd’hui.

Un jeune de moins de 25 ans sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté ce qui représente 1,5 millions de jeunes. Pour faire face à cette situation dramatique, les dispositifs existants ne sont ni adaptés ni suffisants tout comme les annonces du gouvernent.

C’est pourquoi, le groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain a souhaité répondre à l’urgence en dotant les jeunes d’un revenu minimum via l’extension du RSA aux moins de 25 ans. Cette réponse avait en particulier, l’avantage d’être simple et rapide à mettre en place en mobilisant les outils et les acteurs existants. La proposition de loi socialiste se voulait également la première pierre d’un dispositif universel pour conduire les jeunes à l’autonomie et à l’émancipation. Elle s’inscrivait dans une perspective plus large et plus structurelle que constituent le projet d’Aide individuelle à l'émancipation (AILE(s)) qui sera débattue à l’Assemblée en février prochain et l’expérimentation du revenu de base attendue par les départements de gauche.

Pour l’auteur du texte, Rémi Cardon  : « Priver la très grande majorité́ des jeunes de l’accès à notre dispositif universel de lutte contre la pauvreté́ ne me paraît en effet plus acceptable  »

Pour Monique Lubin , rapporteure sur le texte : « Il ne fait aucun doute que la crise sanitaire aggrave la précarité des jeunes des moins de 25 ans. Dans ce contexte les jeunes majeurs en difficulté doivent pouvoir compter sur la solidarité nationale.»

Le groupe Socialiste Ecologiste et Républicain regrette profondément le rejet du texte par le Sénat qui intervient sans aucune proposition alternative. Ce rejet pur et simple sonne comme une gifle aux milliers de jeunes français qui doivent faire face à la crise sociale et économique qui les frappe particulièrement durement.

Présentation de la proposition de loi par son auteur Rémi Cardon :