Plan grand froid : la ville de Paris débloque des moyens supplémentaires

L’hiver est désormais là. Les températures atteignent des niveaux particulièrement bas tandis que la pauvreté ne permet pas toujours à nos concitoyens de se chauffer convenablement, voire force certains d’entre eux à vivre dans la rue.

Face à ce phénomène, la réponse de l’Etat demeure insuffisante. Le plan « Grand Froid », instrument que peuvent activer les préfectures en s'appuyant sur les prévisions météorologiques, apporte des réponses conjoncturelles, mais le problème est plus profond.

Globalement, les collectivités locales endossent en effet un rôle de protecteur « en dernier recours » des sans-abris alors que, du côté du gouvernement, le traditionnel « plan hiver » destiné à renforcer le plan « Grand Froid » n’a pas été lancé cette année.

Dans de nombreux départements, on constate l’insuffisance du dispositif. Aussi, les collectivités territoriales complètent activement le plan par des mesures complémentaires.

Ainsi, lundi 6 décembre, Anne Hidalgo a décidé d’activer le dispositif à Paris. Si le plan aura permis d’augmenter le nombre de places dans les centres d'hébergement pour l’ensemble de la trêve hivernale, la municipalité a elle-même financé l’ouverture de gymnases ainsi que des distributions alimentaires dans ses locaux de l'Hôtel de Ville.

Il en est de même pour de nombreuses autres collectivités territoriales…

Si les socialistes considèrent la décentralisation comme un élément structurant de notre République, elle ne doit pas servir de prétexte à un désengagement de l’Etat. Le nombre des sans-abri en France progresse plus vite que les efforts pour les reloger, ce qui appelle une politique plus ambitieuse.

La construction et la rénovation de logements sociaux supplémentaires tout comme le soutien aux collectivités territoriales sous tension relève d’une nécessité absolue.

Alors que des êtres humains meurent de froid, l’Etat  doit s’emparer réellement des sujets de grande pauvreté. Un pays qui protège, c’est un pays qui se doit d’apporter le minimum vital à celles et ceux qui vivent sur son sol : dormir au chaud l’hiver en fait partie.