Michaël Delafosse, nouveau Maire de Montpellier

Michaël Delafosse, à 43 ans, devient Maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, en ayant rassemblé l’ensemble des forces citoyennes et de gauche, avec un projet qui fait entrer la ville dans la transition écologique.



« Ma première priorité est celle des mobilités, avec toute alternative qui peut être offerte à la voiture. Nous devons rendre désirables les autres modes de transports.

Nous investirons d’abord en faveur des transports publics, du partage de la voirie, de la circulation à vélo, afin de créer une mobilité vertueuse pour la santé, l’environnement et la qualité de l’air.

Nous allons mettre en œuvre la gratuité des transports pour tous les habitants de notre Métropole. Cette mesure traduit notre orientation écologique, de projets, qui ne néglige jamais la question de la justice sociale. Nous allons répondre aux jeunes qui marchent pour le climat et leur dire : on agit pour le climat ! Nous allons aider tous ceux qui peinent à vivre de leur travail, les retraités avec des petites pensions… Nous allons aider tous ceux qui contribuent à l’impôt et qui ont aujourd’hui le sentiment de ne pas être partie prenante des politiques de redistribution fiscale.

Nous voulons retrouver un nouveau souffle pour Montpellier et une ville qui porte des politiques publiques innovantes, à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.

Notre seconde priorité est de développer les filières alimentaires en circuit court, qui permettent une très bonne articulation des échelles territoriales.

Nous posons un enjeu de développement économique, à travers le projet « Med Vallée », où tout l’écosystème autour de la santé, du bien-être, de l’environnement et de l’alimentation fédèrent le CHU et les organismes de recherche.

Nous souhaitons identifier nos forces pour développer notre attractivité économique et agir pour une médecine de pointe, prenant en compte les problématiques d’accès aux soins pour garantir un véritable bouclier sanitaire. Nous allons lutter contre les déserts médicaux et renforcer les politiques d’accès à la santé.



Nous souhaitons constituer un dispositif éducatif innovant autour d’un plan de soutien scolaire public, laïc et gratuit. Nous devons être capables d’accompagner les familles qui trop souvent se saignent en envoyant leurs enfants dans des cours privés. Pour la réussite de leurs enfants, il est nécessaire de structurer une offre de soutien scolaire qui serait présente dans les maisons pour tous et dans les médiathèques, afin d’éviter le recours à l’enseignement privé et faire en sorte que les familles ne se retrouvent pas uniquement dans un enseignement confessionnel. Aider les parents à faire l’école, c’est quand même un métier ! La ville doit donc être capable de mobiliser toutes ses ressources autour de l’acte éducatif.



Nous pouvons retrouver des mécanismes de maîtrise foncière et d’aménagement pour faire face à la forte pression démographique et lutter contre une forme de mitage où la spéculation apparait comme très forte. Nous souhaitons rééquilibrer la ville, aider en priorité les quartiers populaires, en mobilisant les programmes ANRU de réhabilitation des copropriétés privées qui coûtent aujourd’hui très chers. Elles se dégradent de plus en plus, constituant de lourdes charges pour les familles et des problèmes de qualité de vie évidents.



Montpellier n’a pas à rougir des moyens qu’elle met pour la culture depuis 1982. Nous souhaitons engager le soutien à la création, à la liberté artistique et mobiliser l’ensemble des acteurs culturels pour nous aider à trouver un esprit pionnier. La culture est aujourd’hui encore parfois trop enfermée dans des logiques de programmation.

Les Maires ont la responsabilité de porter des territoires où l’on invente l’avenir !

Dès la rentrée, nous allons promouvoir un grand moment démocratique autour des acteurs de la culture, pour porter de nouvelles impulsions à Montpellier, notamment autour de la culture scientifique, avec la richesse de ses universités, qui doit donner une place accrue aux artistes dans ce qu’ils peuvent nous aider à inventer pour la ville. Les médiathèques doivent par exemple devenir des lieux de résidence pour les artistes de la ville. Nous pourrions aller chercher de nouveaux publics et travailler sur une forme de transversalité entre les disciplines. »