Les collectivités territoriales viennent en aide aux étudiants

La crise sanitaire a eu pour conséquence l’augmentation du coût de la vie des étudiants. Ainsi les étudiants vivent dans des conditions de plus en plus précaires. A titre d’exemple, 1 étudiant sur 2 a dû renoncer à des soins médicaux cette année et 50% des étudiants sont salariés à côté de leur cursus universitaire. Témoignage de l’augmentation de la précarité des étudiants, les files pour les distributions alimentaires n’ont jamais été aussi nombreuses et aussi longues.

Cependant, le Gouvernement n’apporte pas de solutions durables et concrètes à cette problématique. Les bourses sur critères sociaux des CROUS n’ont pas été augmentées, les APL ont diminué et les étudiants non boursiers n’ont désormais plus accès au repas à 1€ au sein des restaurants universitaires.

Face à la détresse des étudiants et à l’inaction de l’exécutif de nombreux élus socialistes prennent des mesures localement pour apporter leur aide à ces jeunes.

La Région Occitanie, présidée par Carole Delga, a depuis le début de la crise distribué plusieurs milliers de paniers alimentaires contenant notamment des produits locaux et frais aux étudiants des différentes villes universitaires du territoire (Montpellier, Perpignan...). La région a même débloqué 3,4 millions d’euros dans le cadre de son opération d’aide alimentaire « bien manger pour tous ». Cette somme sert à acheter des produits aux producteurs de la région avant de les remettre aux associations de distributions alimentaires.

De son côté la ville de Paris collabore étroitement avec le tissu associatif parisien ce qui a permis d’honorer des distributions alimentaires dans différents arrondissements de la capitale mais aussi de mettre en place des permanences psychologiques gratuite à destination des étudiants en ayant besoin. De plus, la ville propose certaines aides financières auxquelles les étudiants sont éligibles comme l’Aide à l’Installation dans un Logement (AILE) qui aide les étudiants boursiers à s’installer dans le parc privé avec une somme allant de 500€ à 1000€.

De nombreux autres exemples peuvent être évoqués, tels que la métropole de Rennes qui a affecté une subvention de 36 000 euros à l’université de Rennes, fléchée sur l’équipement numérique des jeunes en étude.

Pour pallier un système de bourses très inégal, la ville de Chenôve propose de son côté un système de revenu minimum étudiant, mis en place depuis 1989. La fourchette se situe entre 100 et 2000€ par an, mais l’enveloppe peut grimper jusqu’à 2300€ par an dans le cadre d’un séjour à l’étranger.

Face à l’urgence de la situation, les associations et les collectivités territoriales socialistes ont donc su travailler de concert pour aider au mieux les étudiants, malheureusement bien trop souvent sans le soutien de l’Etat.