L'Édito de François Rebsamen

Chers élus, chers amis,

Dimanche 27 septembre, se sont tenues les élections sénatoriales. Je veux renouveler mes félicitations à nos sénateurs socialistes, réélus ou entrant pour la première fois à la Haute-Assemblée. Les défis à relever sont nombreux.

Dans la continuité, les Sénateurs ont renouvelé leur confiance à Patrick Kanner comme Président de groupe. Je sais qu’il saura, avec tous ses collègues, porter la voix des territoires et des collectivités au Parlement.

La gauche reste aujourd’hui la première force d’opposition au Sénat, avec un ancrage territorial renforcé et une plus grande représentativité locale.

Comme vous le savez, les deux années qui arrivent seront marquées par des échéances électorales d’une importance cruciale. Au mois de Mars, auront lieu les élections départementales et régionales. Face à un contexte difficile et incertain, nous avons plus que jamais le devoir d’incarner cet alternative social-écologique que les français appellent de leurs voeux.

La gauche, dans la période que nous traversons, a un devoir d’excellence. Nous devons nous montrer à la hauteur de la période. Alors que le temps s’accélère et que les défis climatiques, sociaux, économiques se multiplient, nous n’avons plus le droit à l’erreur. Dans cette optique, les valeurs sociales-écologistes doivent constituer le pilier central de la dynamique des élections présidentielles. Nous avons besoin d’un souffle venu des territoires. Notre base programmatique devra être construite avec, au cœur, un principe qui caractérise notre ADN : celui de la décentralisation.

À la FNESR, nous avons mis en place des commissions d’étude et de travail, sur des sujets extrêmement vastes. Celles-ci vont se réunir à nouveau dans les semaines à venir. Je vous le rappelle, chacune et chacun d’entre vous peut y prendre part. Leur rôle est crucial : porter la voix et les revendications des élus locaux au prisme de leur connaissance du terrain et des enjeux quotidiens de nos concitoyens.

La crise sanitaire le prouve : les élus locaux sont en première ligne. Alors que l’épidémie semble s’accentuer à nouveau, des mesures restrictives sont mises en place dans plusieurs villes. Si nous devons saluer des décisions de bon sens, je veux appeler le gouvernement, encore une fois, à aller dans le sens de la prise de décision collective. Il n’est pas possible d’imposer, sans dialogue ni prise en compte des réalités de chaque territoire. La gestion de crise s’en verra facilitée.

François Rebsamen

Président de la FNESR