La Ville de Lille signe un pacte bas-carbone inédit

C’est une étape majeure dans la transition écologique lilloise qui a été franchie le 18 juin dernier. La Ville de Lille et les communes associées de Lomme et Hellemmes ont signé avec plus d’une centaine de partenaires professionnels parmi lesquels promoteurs, bailleurs sociaux, aménageurs, architectes, entreprises de construction, bureaux d’étude le « Pacte Lille Bas Carbone ». Un pacte ambitieux qui scelle des engagements opérationnels exigeants en faveur du climat, de l’environnement et de la santé.

A la croisée des politiques d’urbanisme et de climat, ce Pacte Lille Bas Carbone marque une volonté d’accélération et de massification de la transition écologique lilloise, effective dès l’été 2021 sur la base d’exigences concrètes et complètes. Il place Lille au rang des toutes premières villes françaises dotées d’un cadre d’action aussi abouti.

Les 115 signataires parmi lesquels notamment Vinci, Enedis ou encore Engie - s'engagent à respecter 90 exigences ainsi qu'une vingtaine d'engagements complémentaires de leur choix.

Ces engagements sont organisés autour de six priorités, dont l'énergie et l'eau, la mobilité durable, les matériaux bas-carbone et l'économie circulaire. Cela permettra de maximiser le nombre de logements traversants, récupérer l'eau de pluie pour arroser les espaces verts, atteindre un taux de valorisation des déchets issus de la démolition supérieur à 50% ou encore développer les informations sur les bonnes pratiques à destination des habitants.

Ces priorités se déclinent en exigences opérationnelles réparties en deux niveaux : un niveau “socle” pour les actions impactantes s’appliquant systématiquement à tous les projets et un niveau “avancé” pour des actions plus poussées qui s'appliquent au choix de chaque projet. Chaque signataire s'engage à respecter, en plus des exigences du niveau socle, quatre exigences de niveau avancé.

L’un des grands principes est celui du “zéro artificialisation nette” des sols. L’objectif est d’arriver à un usage optimal du foncier déjà artificialisé pour définir arriver à définir un niveau de densité optimal et acceptable par toutes les parties permettant de réduire l'imperméabilisation des sols. Ce seuil de densité sera appréhendé au cas par cas, projet par projet, en fonction du contexte et du PLU en vigueur. Par ailleurs, en matière de bâtiment, la priorité sera donnée à la rénovation de l'existant à chaque fois qu'elle est possible.

"C'est un pacte engageant et pas seulement une charte déclarative", explique Audrey Linkenheld, première adjointe déléguée à la transition écologique. Les engagements feront l'objet d'un contrôle régulier. Cet accord, s'appuie sur plusieurs rapports d'expertise, intervient alors que la ville de Lille a multiplié les initiatives en faveur de l'environnement comme le zéro déchet, le développement des espaces verts et de l'alimentation durable, avec pour objectif de réduire l'émission des gaz à effet de serre de 45% d'ici 2030.