La ville de Blois implante des micros-forêts urbaines dans les quartiers populaires : la solution pour un aménagement urbain réussi

En 2022, la Ville de Blois compte bien aller encore plus loin dans son engagement pour la transition énergétique et l’amélioration réelle du cadre de vie de ses habitants. Cette fois, cet engagement prend la forme d’un véritable îlot de fraîcheur, puisque c’est une micro-forêt urbaine de plus de 3 650 arbres, sur un espace de 1200 m2 qui sera créée dans les mois à venir. 

La dynamique enclenchée depuis 2009 par la Ville de Blois faisait déjà figure de proue dans le paysage : rénovation thermique des bâtiments, opération trottoirs fleuris, zéro pesticide, extinction nocturne de l’éclairage public, déplacements doux, réintroduction de l’agriculture urbaine, etc… Ce nouveau projet arrive donc en complément d’une véritable dynamique enclenchée depuis déjà une dizaine d’années. Fruit d’un travail en collaboration avec de nombreux acteurs, l’aménagement de l’ensemble de ce périmètre a été identifié par les élus comme prioritaire, avec l’émergence d’un projet de création d’un Parc agricole naturel urbain (PANU).  Le choix de ce quartier populaire en particulier était incontournable pour donner tout son sens au projet, selon les élus locaux. 

La micro-forêt urbaine prendra le rôle d’une barrière végétale au bruit et à la poussière. Implantée en plein quartier urbain, elle permettra d’offrir aux habitantes et habitants un véritable îlot de fraîcheur, qui favorise la captation de carbone tout en offrant un refuge pour la biodiversité et un cadre de vie plus verdoyant. Selon l’inventeur de ces projets de micro-forêts, et sous l’impulsion de la Ville de Blois, la démarche dans sa globalité, et notamment l’étape de plantation doivent être participatives afin d’impliquer les populations locales et les sensibiliser à l’environnement. Ainsi, le financement de micro-forêts peut être portée par les habitants d’un quartier à travers un projet de financement participatif, sans compter les entreprises intéressées qui sont invitées à participer au financement de ce projet d’intérêt général dans le cadre de leur démarche de responsabilité sociale de l’entreprise.

Ce choix n’est pas anodin : il ne s’agit pas de planter des arbres pour planter des arbres, mais bien de restaurer un écosystème forestier, avec les multiples interactions : arbres, mais aussi micro-organismes du sol, insectes, oiseaux, micromammifères… Les forêts communautaires, pas plus grandes qu’un terrain de tennis, peuvent en effet faire une différence considérable. Elles apportent des zones d’ombre, attirent espèces végétales et animales et stockent même du dioxyde de carbone. 

Cette réponse hyper locale vient adresser des défis environnementaux de grande envergure.  Même s’il est évident qu’à elles seules, ces forêts ne résoudront pas le changement climatique, les études prouvent que ces petites parcelles de nature peuvent contribuer à la séquestration du dioxyde de carbone. En outre, elles aident les villes à s’adapter à la hausse des températures. Sans compter l’ouverture aux quartiers populaires qui vient parachever le lien entre lutte contre le réchauffement climatique et politique sociale.