La transition écologique et la lutte contre le réchauffement climatique au cœur de nos politiques publiques : l’exemple de Saumur

La ville de Saumur, située en région Pays de la Loire, s’est distinguée par une gestion innovante de l’éclairage public.

Souvent absente des débats sur l’écologie, la pollution lumineuse a des effets non négligeables sur la biodiversité. L’éclairage artificielle par l’être humain altère les cycles naturels de la lumière et modifie l'illumination de l'environnement. Un aspect de la pollution qui gagne du terrain. A l’heure actuelle, les scientifiques considèrent que la pollution lumineuse est l’une des pollutions qui croît le plus rapidement à travers le monde, de 6% par an en moyenne, et de 10% dans les pays européens.

Une meilleure gestion de l’éclairage public offre un double avantage. D’un côté, cela permet de rationaliser les dépenses, à la hauteur de 80 000 euros d’économies annuelles. De l’autre, cela offre une biodiversité plus riche. La pollution lumineuse peut affecter les comportements locomoteurs et alimentaires. C’est ce qui s’observe chez les petits mammifères nocturnes qui, exposés à une pollution lumineuse, limitent leurs déplacements et leur recherche de nourriture, au risque de voir leur condition physique se détériorer. Elle peut affecter l’efficacité des communications visuelles et le comportement reproducteur. Les espèces bioluminescentes, c’est-à-dire les espèces capables de produire et d’émettre leur propre lumière, sont particulièrement concernées, à l’image des lucioles et des vers luisants qui utilisent des signaux lumineux pour attirer leurs partenaires.

Bien entendu, cette politique requiert une communication et une prise de conscience de la part des citoyens. L’optimisation de l’éclairage se traduit par l’extinction, l’hiver, de l’éclairage public à 1 h du matin.

Entre perte de repères et craintes lié à la montée de la délinquance, l'implémentation de cette politique requiert un véritable travail pédagogique.