Édito de Carole Delga

Chère amie, cher ami, 

 

Le 2 mars dernier, plus de 500 élus socialistes venus de toute la France étaient réunis à Montpellier, autour de notre candidate Anne Hidalgo, pour célébrer les 40 ans des lois « Defferre » sur la décentralisation, mais également pour manifester notre soutien à l’Ukraine et à son peuple. 

 

Il y a quarante ans, le 2 mars 1982, était promulguée la loi relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions. Celle-ci a métamorphosé la vie des collectivités locales. L’axe central était d’alléger la tutelle administrative et financière de l’État, conférant aux présidents des conseils généraux et régionaux un véritable pouvoir exécutif. Le texte donnait aussi le coup d'envoi d'un train exceptionnel de projets de loi (pas moins de trente-deux) qui ensemble allaient former ce que l'on a appelé plus tard "l'acte I de la décentralisation". 

 

Il s’agissait alors d’une réelle volonté politique de François Mitterrand, qui a décidé de faire de la décentralisation un axe majeur de son septennat. Ce fut, assurément, une des grandes avancées que la gauche a permis au pays. 

 

La construction démocratique de notre pays repose sur deux piliers : un Etat fort et impartial, renforcé dans ses missions, jouant son rôle de protection, de défense de l’intérêt général, de redistribution, d’éducation et d’émancipation ; des collectivités locales disposant de l’ensemble des moyens dont elles ont besoin pour accompagner les Français dans leur vie quotidienne.

 

Pour reprendre les mots d’Anne Hidalgo, « c’est un État qui prend exemple sur la réussite des élus locaux pour répondre aux défis de notre temps, un État qui fait ensemble, un Etat en commun. »

 

La République doit retrouver le visage de la proximité. Et par là même, celui de la confiance, indispensable pour redonner un nouveau souffle à notre démocratie. 

 

Cette rencontre de Montpellier a eu lieu dans un contexte très particulier : celui d’une guerre sur le continent européen. En ce sens, les collectivités ont pleinement leur rôle à jouer. Un très grand nombre d’élus ont d’ores et déjà manifesté leur soutien au peuple Ukrainien, ainsi que leur volonté d’accueillir, avec dignité, les personnes déracinées de leur propre sol par la folie meurtrière d’un tyran. 

 

Les socialistes portent en leur coeur les valeurs de l’accueil, de l’entraide. Je suis, comme femme de gauche et comme citoyenne, profondément admirative des actions de solidarité qui naissent spontanément partout en France. Les mairies ont mis à disposition du patrimoine, ont récolté des dons financiers, mais aussi des médicaments et des produits de première nécessité. C’est dans les périodes les plus difficiles que la France est la plus grande, et la plus belle. 

 

Vous pouvez retrouver l’appel des socialistes pour soutenir l’Ukraine et le signer via le lien suivant : https://urlz.fr/hBtf


Carole DELGA

Présidente de la FNESR

Présidente de la Région Occitanie

Présidente de Régions de France