A Pont-de-Claix, le maire Christophe Ferrari lance un complément minimum garanti pour les jeunes et les sénior

Les jeunes et les plus âgés ont été deux publics particulièrement fragilisés par la crise. Face à ces difficultés spécifiques, s’inspirant du concept de revenu universel, la Ville de Pont-de-Claix a mis en place le complément minimum garanti pour les plus de 60 ans dès septembre 2021 et les jeunes, à compter du deuxième semestre 2022. Un engagement de campagne tenu par le maire, et par ailleurs président de la métropole de Grenoble, Christophe Ferrari.

Le principe est simple : la ville s’engage à verser à chaque senior précaire qui en fera la demande, habitant depuis au moins trois ans dans la commune, un complément de ressources lui permettant d’atteindre 885 euros nets par mois, niveau du seuil de pauvreté en France. 115 des 10 600 habitants sont directement concernés dès la rentrée. Le budget alloué pour cette première année pilote a été fixé à 180 000 euros.

Cette nouvelle aide présente une particularité locale : une partie, de l’ordre de 30 euros, sera versée en « cairns », la monnaie locale qui tend à se développer dans le département de l’Isère, pour inciter les bénéficiaires à consommer localement. Une aubaine pour le commerce local, en pleine relance après des mois de fermeture.

La formule « jeune » est encore en cours d’élaboration. Son principal objectif est d’être une aide incitative à la poursuite d’études alors que le taux de scolarisation en études supérieures de la commune est l’un des plus faibles du département.

« Pour ces publics-là, aujourd’hui, il y a des trous dans la raquette », commentent Isabelle Eymeri Weihoff, adjointe aux solidarités et Myriam Martin-Arrêté, conseillère municipale déléguée à l’économie sociale et solidaire. « On veut que plus aucune personne de plus de 60 ans ne vive en dessous du seuil de pauvreté de 885 euros. Cela peut aussi toucher des personnes précaires, mais aussi certaines, qui rencontrent, à un moment de leur vie, des difficultés ponctuelles. Nous voulons aussi aider les jeunes, car notre commune est l’une où les jeunes suivent le moins d’études post-bac en Isère »

Reste la question de l’accès aux droits de ces publics parfois isolés. La municipalité s’y emploie avec une large campagne de communication à travers ses services, auprès de ses partenaires notamment les services locaux de solidarité du Département.