La fin des départements n’est pas pour demain

La cérémonie des voeux de l’Assemblée des départements de France s’est déroulée dans une salle bondée, ce qui a eu pour effet de rassurer son président, Claudy Lebreton, qui ne croit pas à la fin des départements.

« J’ai une vision optimiste pour l’avenir des départements », relève Claudy Lebreton, devant les ministres Marylise Lebranchu, Michèle Delaunay et Dominique Bertinotti, participant à sa 10e cérémonie de voeux. Et s’il avait eu besoin d’être rassuré, le président de l’ADF s’est dit l’avoir été par le discours prononcé par le Président de la République lors de son déplacement à Tulle, au cours duquel il a mis l’accent sur le rôle des départements.

Si 2013 a été une année qu’il qualifie de positive avec le retour de la confiance retrouvée, le président de l’ADF, attaché à la culture de la négociation, se satisfait des décisions prises pour le financement des allocations de solidarité même si cela n’est pas encore totalement satisfaisant. Pour 2014, le cap est fixé avec la 2e partie du texte décentralisation.

Pour le président de l’ADF, ce sera au Parlement de mettre en oeuvre la réorganisation voulue par le Président de la République. Pour Marylise Lebranchu, il y a lieu de populariser la modernisation de l’État et d’écrire l’histoire pour les dix prochaines années. La ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique a invité les départements à concevoir l’action sociale du XXIe siècle en rappelant ce qu’est le modèle Français. « C’est le respect de la dignité de la personne, il est porté par les départements et il ne peut y avoir de développement sans respect de la dignité », conclut Marylise Lebranchu.

B. B.

Cette brève est extraite de la newsletter n°150 de Communes de France