Journée de mobilisation du mouvement HLM

À l’occasion de la journée de mobilisation pour le devenir du mouvement HLM, l’association des maires Ville & Banlieue de France fait part de sa très sérieuse préoccupation devant les décisions gouvernementales fragilisant nombre d’organismes bailleurs sociaux, notamment les offices publics de l’habitat. Elle s’inquiète des conséquences de difficultés que pourront rencontrer 74% des offices pour atteindre la barre des 5% d’autofinancement, seuil minimum retenu par les tutelles du logement locatif social, pour assurer l’entretien, la maintenance, la rénovation du parc d’habitat, et surtout pour poursuivre l’effort d’importance absolue de création de nouveaux logements pour répondre aux besoins des populations les plus modestes, en particulier pour les sites prioritaires de la politique de la ville
Les maires Ville & Banlieue de France sont très préoccupés par l’impossibilité dans laquelle risquent de se trouver nombre d’organismes bailleurs sociaux pour poursuivre leur engagement contractualisé dans les contrats de ville et programmes de rénovation urbaine, risquant de mettre à mal des programmes entiers sur certains territoires fragiles. Ils alertent sur le fait que nombre de collectivités, déjà fragilisées par divers mesures gouvernementales, ne pourront assister les bailleurs sociaux, notamment en matière de garanties des nouveaux emprunts qui seraient proposés pour prolonger la durée des prêts initiaux.
Les maires Ville & Banlieue de France rappellent que, en période de lourde incertitude pour la politique de la ville, si nécessaire pour faire vivre les valeurs républicaines d’égalité et de solidarité dues aux 5 millions d’habitants des quartiers populaires urbains prioritaires, il n’est pas acceptable pour les élus locaux que l’État, par une décision brutale et inquiétante pour les HLM, aggrave une situation sociale et économique déjà très préoccupante.